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La chute du prix immobilier risque d’impacter négativement l’économie Australienne

 dollars australiens

Voilà une trentaine d’années que l’Australie peut se vanter de sa performance économique qui est essentiellement portée par son secteur immobilier. Mais d’après certains analystes suisses, ce même levier pourrait également être son talon d’Achille à travers la tendance baissière des tarifs qui s’est enclenchée ces 18 derniers mois.

Crise asiatique de 1997, naufrage technologique de 2000-2003, Grande Crise financière de 2008 ou « fin » du boom minier, ces différentes crises qui ont secoué de nombreuses nations à travers le monde n’ont pas eu raison de la suprématie économique australienne.

Tout cela, parce que ce pays-continent peut compter sur différents boucliers qui lui permettent de se protéger contre des éléments extérieurs que ces trente dernières années, son économie a affiché une santé de fer. Du moins, jusqu’à ces dix-huit derniers mois où des signes de faiblesse se font répertorier. Et d’après les observateurs, la baisse des prix de l’immobilier y serait pour beaucoup.

Une économie portée par des bases solides

Contrairement aux autres continents, l’Australie a été à l’abri des différentes crises économiques et financières qui se sont succédé ces trente dernières années. La raison est simple, l’économie de ce pays est portée par des bases solides.

Ce serait bien le cas pour son secteur immobilier qui représente deux tiers de la richesse nette des ménages. Il se trouve en effet que ces derniers s’y investissent massivement face à la hausse constante des prix associée à une forte demande qui s’est enclenchée depuis la fin des années 90 jusqu’en 2017.

Un choix qui a fortement contribué à l’enrichissement des Australiens qui ont, par la même occasion, augmenté leur capacité d’endettement (130% du PIB) à travers les emprunts, le regroupement de crédits, les facilités de caisse ou autres services de ce genre pour améliorer leur quotidien. Ils sont même parvenus à optimiser leur niveau de consommation. Après tout, ils pouvaient également profiter d’une croissance salariale non négligeable.

S’ajoutant à cela, le continent peut également s’appuyer sur d’autres facteurs. Entre autres :

  • La combinaison de différentes réformes économiques dans les années 80 et 90 à une réglementation bancaire et à un « policy mix » adapté ;
  • La forte croissance de l’immigration, notamment axée sur les travailleurs qualifiés lui permettant de s’adapter à l’augmentation rapide de la demande pour ses ressources minérales ;
  • L’optimisation de la relation commerciale avec la Chine qui a été multipliée par dix dans les années 2000 ;
  • L’investissement massif de la Chine sur l’ensemble du territoire australien.

L’immobilier, le talon d’Achille de l’économie australienne

Il va sans dire que l’immobilier est l’un des principaux leviers de l’économie australienne, mais d’après des Nowcasters suisses qui se sont penchés sur son cas, le secteur pourrait également être son talon d’Achille.

Ces analystes estiment que la chute des prix enregistrée depuis 2017 pourrait engendrer des conséquences négatives sur l’économie en notant que les variations annuelles des tarifs depuis cette période sont passées de 80% à moins de 50% en avril 2019.

En effet, cette situation a entraîné une baisse significative au niveau de la consommation des ménages ainsi que des investissements des entreprises.

Deux éléments majeurs qui contribuent à la croissance du PIB du pays à hauteur de 60% pour les dépenses et qui a atteint le palier le plus bas jamais enregistré en l’espace de 25 ans pour le second. Le du taux de sous-emploi aussi est à déplorer en affichant une hausse significative de 8,2%. Et ce, malgré un taux de chômage relativement faible de 5%.

À noter toutefois que ce n’est pas la première fois que des observateurs tablent sur l’effondrement de l’économie australienne comme pour le cas de la vente à découvert des titres des banques associées au ralentissement de la Chine qui devait engendrer une crise financière.

À l’instar des autres menaces, celle-ci a été écartée suite à l’initiative de la Banque Nationale australienne, l’ANZ, le Commonwealth et la Banque Westpac qui ont versé des dividendes énormes.

Ainsi, il ne reste plus qu’à attendre les mesures prises par le futur gouvernement qui sortira vainqueur des élections qui ont lieu au cours de ce mois de mai pour savoir si le pays trouvera des solutions qui permettront d’inverser cette trajectoire de croissance désormais négative.

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