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Les Canadiens demeurent fortement endettés malgré le recul des demandes de prêts hypothécaires

paysage Vancouver

Au Canada, l’endettement des ménages est particulièrement élevé depuis un bon bout de temps qu’au quatrième trimestre de l’année dernière, le ratio dette-revenu a atteint un nouveau record. Ainsi, tout semble indiquer que le ralentissement des demandes de prêts hypothécaires enregistré durant cette période n’a pas eu le dessus sur la croissance des autres activités d’emprunts.

Le marché immobilier canadien du neuf et de la revente a ralenti en 2018. Soit, une situation quelque peu contradictoire puisqu’en toute logique, la baisse du tarif moyen enregistré durant cette saison aurait dû booster les ventes. Mais rien n’y fait, les transactions ont diminué.

Ainsi, force est de constater que le ralentissement des prêts hypothécaires y serait pour beaucoup, car pour différentes raisons, la souscription à ce type de crédit a manifestement emprunté une tendance baissière.

Ce qui n’a pourtant pas empêché les Canadiens de s’endetter fortement si l’on tient compte de leur ratio-revenu qui a atteint les 178,5% au quatrième trimestre pour affiché le niveau le plus élevé jamais enregistré jusque-là.

La tendance est à la baisse pour les prêts hypothécaires

En 2018, la tendance est à la baisse pour les prêts hypothécaires notamment au quatrième trimestre de cette année et différentes raisons y auraient contribué. Entre autres :

  • La hausse des taux d’intérêt ;
  • Le ralentissement de la croissance économique ;
  • La mise en vigueur de nouvelles règles hypothécaires.

S’ajoutant à cela, l’on peut citer le tarif des logements qui demeure historiquement élevé, malgré une légère baisse du prix moyen enregistrée durant cette période.

Ainsi, le nombre de souscriptions à cette offre bancaire a particulièrement diminué auprès de la majorité des emprunteurs dont la classe d’âge est située entre 45 et 54 ans si pour la minorité, les plus de55 ans, la croissance était au rendez-vous. À noter cependant qu’auprès de ces derniers, le niveau des créances en souffrance est plus élevé, surtout pour les séniors de 65 ans et plus si l’on croit les données de Statistique Canada.

À préciser également qu’une hausse de 3,1% à 209 570 dollars de la valeur moyenne des crédits hypothécaires a été enregistrée par rapport en 2017 sur la même période si celle des nouveaux prêts a baissé de 3,8%.

L’endettement demeure élevé

En toute logique, le ralentissement des activités hypothécaires devrait contribuer à l’allègement de la dette des Canadiens. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas puisque le ratio dette-revenu des ménages a atteint son apogée au T4 de 2018 avec un taux élevé à 178,5%.

En effet, leur niveau d’endettement a été principalement porté par la croissance significative des autres offres d’emprunts comme le prêt à la consommation, le rachat et le regroupement de crédits ou encore les facilités de caisse.

Cependant, il faut préciser que malgré cet accroissement, le nombre d’emprunteurs vulnérables et fortement endettés a quelque peu diminué. Ce serait aussi le cas pour les créances en souffrance dont le taux a demeuré relativement faible.

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