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Le pouvoir d’achat immobilier des femmes et de la moitié des Français est inférieure à la moyenne

une femme en pleine gestion des finances

Porté par une tendance baissière des taux d’intérêt qui s’est enclenché depuis près d’une décennie, le pouvoir d’achat des Français dans l’immobilier s’est amélioré pour leur permettre de prétendre à l’achat de quelques mètres carrés supplémentaires sur l’ensemble du territoire. Un avantage qui dépend principalement du niveau du salaire des ménages.

En l’espace de dix ans, le pouvoir d’achat immobilier des ménages n’a cessé d’augmenter pour atteindre les 56%, grâce à la baisse des taux d’intérêt qui sont trois fois moins élevés.

Ainsi, pour un crédit immobilier sur 20 ans avec un apport de 10% et un taux d’emprunt de 1,40%, le solde net moyen permet désormais d’acquérir une surface supplémentaire allant jusqu’à 27 m² dans les villes où le prix est le plus abordable. Ils peuvent même acheter 1 m² de plus là où c’est le plus cher comme à Paris.

Toutefois, force est de constater que cette capacité à acquérir tend à diminuer pour la moitié des Français si l’on tient compte du salaire médian. Et elle l’est encore plus pour les femmes dont la paie moyenne est moins élevée que celle des hommes.

Les femmes pénalisées par leur capacité d’emprunt

D’après l’INSEE, les femmes gagnent en moyenne 1 969 euros par mois en salaire net contre 2 431 euros pour les hommes pour une différence de près de 19%. Ce niveau est de 12,8% si l’on croit les résultats d’une étude menée par un site comparateur d’assurances.

Quoi qu’il en soit, cette disparité n’est pas sans impact négatif sur leur capacité d’emprunt immobilier. La preuve, cette enquête a permis de constater que le montant du crédit alloué à ces dames est d’environ 10% moins élevé pour ne pas dépasser le seuil des 157 000 euros contre 174 000 euros pour le sexe opposé. De plus, d’autres facteurs viennent lester ces dames. Entre autres :

  • Des taux d’intérêt plus élevés (1,76% contre 1,6% en moyenne) du fait que 20% des hommes contractant des emprunts sont des cadres si ce rapport est de 15% chez les femmes ;
  • Des taux d’assurances plus élevés pour une moyenne de 0,16% pour les hommes et de 0,176% pour les femmes ;
  • Une période de remboursement plus longue avec 190 mois supplémentaires pour les hommes et 211 mois pour les femmes.

Résultat, une femme seule a droit en moyenne à 16 m² de moins qu’un homme si l’on tient compte du calcul de l’INSEE.

La moitié des ménages à la traine

Essentiellement porté par des taux d’intérêt relativement faibles associés à des offres bancaires avantageuses comme le rachat ou le regroupement de crédits, le pouvoir d’achat immobilier des Français s’est amélioré de 56% en l’espace d’une décennie.

Et d’après les estimations de l’INSEE, cette amélioration permet aux ménages touchant un salaire net moyen de 2 238 euros d’accéder à un logement de 76 m², grâce à un emprunt bancaire de 20 ans à 155 000 euros avec un taux d’emprunt de 1,40% et un apport de 10%. À noter que cette capacité peut descendre respectivement à 16 m², 37 m² ou à 39 m² dans les grandes villes comme Paris, Bordeaux et Lyon où les prix sont les plus élevés.

Mais la situation est quelque peu différente en regardant de près le salaire médian dont le calcul tient en compte la moitié des Français bénéficiant d’une paie mensuelle dépassant la moyenne et l’autre en dessous.

Il en ressort qu’une bonne partie des ménages ne touchent que 1 789 euros net par mois réduisant ainsi à 123 000 leur montant maximum d’emprunt sur 20 ans pour réduire à 61 m² leur capacité d’achat. Et sans surprise, ce niveau est d’autant plus faible là où les tarifs sont les plus élevés. À un courtier d’apporter plus de détails :

« 50% des Français ne pourraient pas acheter plus de 13 m² à Paris, 30 m² à Bordeaux, ou 31 m² à Lyon. C’est aussi l’une des causes de l’allongement des durées de prêt, car dans certaines villes la baisse des taux ne suffit plus à compenser la hausse des prix ».
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