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Des zones d’ombre se cachent derrière la performance économique américaine

drapeau et dollar américain

Jusqu’ici, les États-Unis sont considérés comme étant la première puissance économique mondiale. Et selon le dernier rapport du FMI, cette suprématie aurait tendance à s’accroître encore plus durant cette saison et celle d’après. Cet organisme tenait toutefois à préciser que différentes lacunes se cachent derrière cette belle performance qui est en même temps menacée par des problèmes d’ordre commerciaux.

Moins de trois mois après ses dernières prévisions portant sur la santé économique des États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) a, en début juin, publié une nouvelle notification sur le même sujet. Cette fois, cet organisme siégeant à Washington a ressorti des résultats plus encourageants si en avril, il était moins enthousiaste concernant la croissance du pays.

Ainsi, l’institution a revu à la hausse ses estimations pour la période de 2019 et de 2020 en soulignant cependant que rien n’est encore sûr face aux litiges commerciaux entre la nation et la Chine qui a tendance à s’accentuer. Elle a également tenu à mettre en exergue le fait que malgré ce beau tableau, un bon nombre d’Américains se retrouvent en pleine difficulté.

La médaille et son revers

D’après le rapport du FMI publié le 7 juin 2019, l’économie américaine devrait progresser à hauteur de 2,6% cette année et de 2% en 2020 en faisant référence au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Soit une hausse respective de 0,3 point et de 0,1 point par rapport à ses prévisions d’avril dernier. Ainsi, de belles perspectives s’annoncent globalement pour la nation.

Mais comme toutes les médailles, cette performance a aussi son revers. En rendant publique cette note, le FMI a également mis le projecteur sur des coins sombres en soutenant que :

« Les bénéfices de cette croissance enregistrée depuis une décennie n’ont pas été largement partagés et que le revenu médian des ménages américains, corrigé de l’inflation, n’est aujourd’hui que de 2,2% supérieur à celui enregistré à la fin des années 90. Et ce bien que le PIB par habitant ait augmenté de 23% au cours de la même période ».

Résultats :

  • 45 millions d’Américains vivent dans la pauvreté, soit à un taux proche à celui précédant la crise financière ;
  • Une part croissante de la population gagne moins de la moitié du revenu médian.

Dans ce sens, l’institution a d’ailleurs tenu à préciser que le niveau de richesse nette d’une partie non négligeable (40%) des foyers les plus pauvres est inférieur à celui enregistré en 1983 quand il a atteint son seuil le plus bas. Ces derniers sont d’ailleurs contraints de recourir aux différents prêts bancaires comme le rachat ou le regroupement de crédits ainsi que les facilités de caisse afin d’arriver à joindre les deux bouts.

Ce serait aussi le cas pour les étudiants dont la majorité est fortement endettée d’autant qu’ils sont désormais nombreux à abandonner la classe bien avant d’obtenir le diplôme du premier cycle.

Le FMI a même déploré des résultats décevants en matière d’éducation en soulignant que les lycéens américains sont largement dépassés par ceux des pays de l’OCDE dans ce domaine notamment en ce qui concerne la lecture et les mathématiques.

Et l’espérance de vie de la population n’est pas pour améliorer la note du continent puisqu’actuellement, elle se trouve nettement inférieure à celle des autres pays du G7 en affichant une tendance baissière ces dernières années.

Perspectives de croissance oui, mais

Ainsi, contrairement en avril dernier, le FMI a revu à la hausse ses perspectives de croissance pour les États-Unis en soutenant que cet accroissement atteindra probablement son pic dès juillet prochain d’autant que le taux de chômage aura atteint le niveau le plus bas jamais enregistré ces cinquante dernières années.

Mais d’après cette institution, rien n’est encore sûr puisque certaines menaces planent encore sur le système en faisant notamment référence à deux principaux facteurs :

  • Intensification des différends commerciaux ;
  • Revirement abrupt des conditions sur les marchés financiers.

Concernant le premier point, l’organisme fait essentiellement allusion aux conséquences néfastes de la guerre commerciale sino-américaine qui pourraient faire leur apparition plus vite que prévu. Et ce, depuis la mise en place d’un tarif douanier de 60 milliards de dollars destiné aux marchandises américaines depuis le 1er juin dernier par la Chine. Et il faut dire que l’éventuelle mise en vigueur d’une barrière douanière par les États-Unis à l’encontre du Mexique n’est pas pour arranger la situation.

Quant aux conditions sur les marchés financiers, le FMI a tenu à souligner que :

« L’inquiétude des marchés et leur retournement potentiel sont précisément liés aux incertitudes commerciales ».
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