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La Banque de France voit des menaces à travers lle volume des dettes contracté dans le pays

batiment de la banque de France

En France, l’heure est à l’endettement pour les ménages ainsi que pour les entreprises qui peuvent désormais accéder plus facilement à des offres de crédits. Ils sont de plus en plus nombreux à s’endetter davantage qu’in fine, cette situation risque de fragiliser la capacité de résistance du pays face à des chocs économiques ou financiers.

La Banque de France voit des menaces à travers l’endettement des Français. Elle estime en effet que les conditions d’octrois de plus en plus souples encouragent les ménages et les entreprises à prêter davantage que leur niveau d’endettement est désormais élevé et pourrait l’être encore plus pour les six mois à venir.

Soit une situation inquiétante pour cet organisme public qui a tenu à faire savoir dans son dernier rapport d’évaluation des risques du système financier que les risques qui en sont liés sont élevés pour la santé macroéconomique du pays. Il a même noté que l’État éprouverait certaines difficultés à y faire face si cela devait arriver.

Des facteurs aggravants en exergue

D’après la Banque de France, l’accroissement de l’endettement des ménages est une menace pour la situation économique du pays en engendrant des difficultés financières et boursières. L’enseigne estime même que les risques seront d’autant plus élevés pour le dernier semestre 2019 en pointant du doigt des facteurs aggravants.

Du côté du marché boursier, l’organisme met en exergue la tendance baissière des taux d’intérêt soutenant un phénomène de volatilité sur le long terme associé à une valorisation importante des actifs financiers. Dans ce sens, une certaine augmentation a d’ailleurs été constatée ces dernières années au niveau des :

  • Obligations de qualité moyenne (notées de BBB+ à BBB-) ;
  • Émissions de titres à haut rendement ;
  • Prêts à effet de levier (prêts à taux d’intérêt élevés accordés à des entreprises très endettées).

Pour les particuliers, il note un assouplissement progressif des conditions de prêts qui sont d’autant plus accessibles avec l’existence de différentes offres comme le rachat de crédits ou les facilités de caisse. Soit, un contexte qui a permis à Yvan Odonnat de dire que :

Vous avez un quart des ménages qui reçoivent des crédits alors qu’ils sont déjà soumis à une charge d’endettement, intérêts et remboursement compris, la plus élevée.
Ainsi, ce directeur général adjoint de la Stabilité financière et des opérations à la Banque de France estime que les cas d’insolvabilités sont d’autant plus probables. Pareille situation pour les entreprises saut que pour ces derniers, les difficultés de refinancement en cas de choc macroéconomique peuvent s’ajouter aux défauts de paiement.

D’éventuels impacts négatifs en perspective

En tenant compte des risques susmentionnés, la Banque de France met en perspective des impacts négatifs. À Yvan Odonnat d’en expliquer la portée en ce qui concerne le marché boursier :

Les périodes de faible volatilité sont propices à une prise de risque accrue.

Quant à la croissance ininterrompue de l’endettement des ménages et des entreprises, l’institution publique table sur deux issues quelque peu inquiétantes. Entre autres :

  • Un affaiblissement des capacités de résistance de l’économie française ;
  • Une fragilisation macroéconomique progressive.

Et la situation est d’autant plus préoccupante si l’on croit Yvan Odonnat qui a tenu à préciser que :

La faculté de l’État à mobiliser les ressources publiques pour amortir de futurs chocs économiques ou financiers devient également plus limitée avec l’accumulation des déficits depuis la crise.
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