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Les États-Unis affichent une économie en berne, mais une société plus dépensière

Département du Trésor américain connecter façade de Washington, D.C

En novembre dernier, le département du Commerce a révélé dans son communiqué l’engouement des Américains pour les biens de consommation, le mois précédent. Ce dynamisme d’achat ne dément pas pour autant le ralentissement de l’économie du pays, qui est d’ailleurs confirmé à travers plusieurs signes. Pendant ce temps, les observateurs ont également constaté une modération au niveau de l’inflation sous-jacente.

Les ménages américains ont dépensé davantage d’argent en octobre 2018, en acquisition de biens. C’est même un nouveau record qu’ils ont réalisé durant les sept mois précédents. Pour preuve, la somme qu’ils y ont consacrée est allée au-delà des estimations des économistes. À noter que ces derniers avaient prévu une progression de 0,4%, d’après le rapport de Reuters.

Cela dit, les revenus des ménages ont remonté de 0,5% tandis que les pressions occasionnées par la hausse des prix à la consommation se sont quelque peu contenues.

Pour sa part, la croissance économique de la nation semble aussi s’enliser au début du quatrième trimestre alors que la période précédente a connu une progression.

Une inflation modérée et une économie au ralenti

Le dernier trimestre de l’année 2018 s’annonçait sous de meilleurs auspices, étant donné que les pressions inflationnistes se sont atténuées. En effet, d’après les chiffres relevés par le département du Commerce au mois d’octobre, l’outil de prédilection de la Fed (Réserve fédérale), le « core PCE », permettant de mesurer les hausses de prix hors alimentation et énergie a indiqué une faible hausse de 0,1%. Sur un an, la progression a été des moindre depuis le mois de février, à 1,8%.

À titre d’indication, cet indice a ressorti une remontée annuelle de 1,9% en septembre (+0,2% pour la tendance mensuelle). Cette décélération reflète incontestablement la décroissance de l’économie américaine. À savoir que le troisième trimestre de 2018 s’est clôturé avec une progression de 3,5% alors que la croissance sur un an attendue pour le PIB (produit intérieur brut), sur la T4, est de 2,5%.

D’autres signes ont été aussi au rendez-vous, notamment :

  • Les dépenses modérées des entreprises, en matière d’équipements ;
  • L’asthénie du marché immobilier ;
  • Le déficit commercial qui s’accentue.

Une forte accélération des dépenses

Octobre 2018 a été marqué par l’augmentation des revenus des ménages américains. À hauteur de 0,5%, cette évolution a été qualifiée comme étant la plus élevée depuis le début de l’année. À savoir que ces ressources financières n’ont connu qu’une hausse de 0,2% le mois précédent. S’ajoutant à cela, le rachat de crédits, une solution de financement très intéressante, fortement proposée par les banques en vue d’alléger les dettes des consommateurs. De quoi inciter ces derniers à consommer davantage.

En novembre dernier, le département du Commerce a rendu publics des chiffres révélant que les dépenses des ménages ont évolué de 0,6% le mois précédent alors que la hausse prévue s’établissait à 0,4%. En tenant compte de l’inflation, celle-ci s’élevait à 0,4%, ce qui démontre un important dynamisme par rapport au semestre passé. Celle de septembre, en revanche, se trouvait en deçà des estimations des économistes (à +0,2%).

 

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