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Le secteur immobilier pourrait régresser après sa hausse fulgurante en 2018

immobilier français

2018 s’est imposée comme une année fortement dynamique pour le secteur immobilier français. C’est en tout cas ce que révèlent les résultats annuels de certains courtiers du domaine. Le faible niveau des taux d’emprunt ayant détenu un rôle important dans ce succès. Sans parler des divers coups de pouce gouvernementaux, dont la suppression risquerait d’impacter sur les performances de l’année en cours.

L’immobilier ne connaît pas la crise depuis un certain temps. Bon nombre de Français ont pu concrétiser leurs projets en 2018, ce qui a contribué à des records exceptionnels sur le volume de ventes de biens durant cette année, les anciens primant les neufs.

Les taux de crédit bas ont été en grande partie les sources d’une telle activité. Sans oublier l’accessibilité des financements. Toujours est-il qu’il faut aussi reconnaître les différentes aides gouvernementales, comme les APL Accession et le Prêt à taux zéro pour certaines zones géographiques.

Si 2019 serait moins brillante, ce sera certainement à cause des nouvelles mesures qui s’appliqueront au cours de cette période. D’ailleurs, les acteurs du secteur militent pour l’abrogation de certaines d’entre elles afin de relancer la croissance du marché et de faire profiter au pays des avantages qui en découlent.

2019 pourrait être maussade pour le marché immobilier

Le secteur immobilier influe sur plusieurs pôles économiques. Il contribue, par exemple, à la création d’emploi dans un pays, à sa croissance et impacte même sur les enjeux écologiques. Son évolution est, de ce fait, source de grands biens pour la nation tandis que son fléchissement pourrait avoir des conséquences négatives.

Or, les réformes de certains dispositifs, entre autres le relèvement des taux favorables à 20% pour le financement des achats de logement neuf en zones B2 et C, ainsi que la disparition des APL Accession vont certainement démotiver les futurs acquéreurs cette année. Ce qui suscite quelques revendications de la part des acteurs du domaine. Ainsi, un expert en courtage immobilier fait valoir que :

« Face à cela, des mesures s’imposent pour éviter tout délitement du marché immobilier. Il n’est pas trop tard pour le Gouvernement de revenir sur certaines décisions inadaptées au vu de la situation ».

Se mettant à la place des promoteurs dans le neuf, ce courtier estime même que l’ancien PTZ devrait être réinstauré pour booster le marché du neuf. D’après lui :

« L’État pourrait aller plus loin, et rétablir le PTZ ancien, sous conditions de travaux, dans les zones tendues. Cela permettrait aux primo-accédants d’intégrer les centres-villes tout en participant à l’effort de rénovation des logements vétustes et énergivores ».

2018 a été une année prospère

Les professionnels du secteur ont profité d’une période dès plus faste en 2018. Ils ont clôturé l’année en beauté avec de remarquables performances en décembre, et cela grâce à l’accessibilité des prêts immobiliers. Les taux concurrentiels proposés par les banques ont d’ailleurs été des éléments opportuns au développement de leur portefeuille. Et ce n’est pas près de changer, comme le confirme un dirigeant d’entreprise de courtage :

« Les taux, qui restent bas, nous ont permis d’avoir une hausse des nouvelles demandes de 13% au mois de décembre par rapport en 2017 […] qui sont même à la baisse en ce mois de janvier, de -0,10% en moyenne sur 15, 20 et 25 ans par rapport au mois de décembre ».

Il faut dire que les ménages fortement endettés ont aussi trouvé leur compte dans cette situation étant donné qu’ils peuvent recourir à un regroupement de crédits et entamer d’autres projets. À un courtier professionnel d’expliquer :

« En regroupant ses prêts, et en négociant un nouveau taux, il est possible de retrouver un équilibre financier, une bulle d’air, pour gérer au mieux son endettement, et envisager plus sereinement de nouvelles perspectives ».
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