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Le microcrédit peine à honorer sa mission principale

gestion des crédits

Le financement des entrepreneurs et des artisans figure parmi les moyens les plus utilisés par les différentes nations de par le monde pour lutter contre la pauvreté. Et dans ce domaine, le microcrédit se présente comme une arme de substitution aux crédits bancaires classiques pour ceux qui ne parviennent pas à y accéder. Toutefois, il ne semble pas porter les effets escomptés.

Aider la population à combattre la pauvreté, tel est le but ultime du microcrédit. Et ce depuis sa création en milieu des années 70. Ce qui a d’ailleurs permis au fondateur de ce système d’obtenir le prix Nobel de la paix après plus d’une trentaine d’années.

Il faut croire que ce concept est efficace, mais seulement à certains points puisque ses effets sont limités. Et d’après des analyses, le comportement des emprunteurs y est pour beaucoup. Mais tout indique que sa performance est également lestée par son mécanisme de fonctionnement qui présente quelques failles notamment au niveau du temps de remboursement qui laisse très peu de champ de manœuvre aux débiteurs.

L’efficacité du microcrédit est limitée

Le microcrédit est certes une arme conçue pour lutter contre la pauvreté. Seulement, certaines études ont permis de constater que son impact est relativement faible puisqu’il permet simplement de pérenniser une petite activité, d’acheter des biens de consommation, d’assurer l’éducation des enfants ou encore de servir de bouclier contre les chocs inattendus.

Si son efficacité est aussi limitée, c’est que les emprunteurs ont tendance à détourner les fonds pour les diriger vers d’autres activités très peu, voire non productives. Et combien même, ils les utilisent sur les activités ayant motivé la demande de prêt, la majorité d’entre eux présentent des lacunes quant à la gestion des liquidités.

Mais les débiteurs ne sont pas les seuls à blâmer, car certaines failles se font aussi répertorier au cœur même de ce système. Cela se reflète, par exemple, au niveau du montant de l’emprunt. Celui-ci est tellement insuffisant qu’il ne parvient pas à financer la totalité du projet.

La situation est pareille en ce qui concerne le délai de remboursement qui ne permet pas d’investir dans des activités dont le cycle de rentabilité dépasse un mois. Et pour couronner le tout, les taux d’intérêt élevés réduisent voire éliminent les marges bénéficiaires.

Certaines mesures peuvent optimiser l’efficacité du microcrédit

Avec ces problèmes susmentionnés, la plupart des emprunteurs peinent à rembourser leur prêt tandis que d’autres font face au surendettement si certains ont recours au rachat de crédits pour s’en sortir. Toutefois, leurs conditions peuvent être améliorées si certaines mesures sont adoptées.

À commencer par le montant du prêt qui doit être revu à la hausse afin de permettre aux entrepreneurs de mener à bien leur projet. La réduction du taux d’intérêt aussi est envisageable pour simplifier au mieux les remboursements.

Quant aux problèmes liés au comportement des emprunteurs, certaines dispositions peuvent s’avérer efficaces. Entre autres :

  • Une sélection plus poussée des dossiers afin de découvrir les projets à fortes perspectives de croissance ;
  • Une meilleure identification des clients afin de leur offrir des produits adaptés ;
  • Un suivi individualisé des clients sélectionnés pour éviter le détournement des fonds au profit d’autres activités.
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