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La situation des banques et des ménages peut impacter le PIB de la France

retrait bancaire

Selon les prévisions de la Banque de France, le PIB (produit intérieur brut) de l’Hexagone est sur la bonne voie en matière de croissance. Et ce, sur l’ensemble de l’année 2018, pour 2019 et même pour 2020. Toutefois, cette institution a remarqué certains indices touchant particulièrement les ménages ainsi que les établissements bancaires qui pourraient fausser ces pronostiques.

En France, l’état de santé du produit intérieur brut est plutôt encourageant si l’on croit la banque centrale. En effet, l’enseigne a prévu une hausse de 1,5% pour cet indicateur l’année dernière. Et si tout va dans le bon sens, 2019 et 2020 pourraient aussi bien afficher respectivement 1,6% et 1,7%. Soit à un niveau presque équivalent de celui de la moyenne attendue en zone euro qui devrait évoluer entre 1,7% et 1,9%.

Seulement, ces performances risquent de se retrouver à la baisse. Le fait est que le système financier du pays est menacé par l’endettement accentué du secteur privé ainsi que de la majorité des foyers. Et la marge bénéficiaire relativement basse des établissements financiers n’est pas pour améliorer la situation.

La rentabilité des banques est en jeu

D’après l’Autorité bancaire européenne, les banques françaises sont en mesure de résister à de potentielles menaces macroéconomiques ou financières. Mais en portant ses études sur les risques qui pèsent sur le système financier français, la Banque de France est parvenue à conclure que leur rentabilité est en jeu.

En effet, les changements structurels qui se sont opérés ces dernières années impactent négativement sur leurs profits. Et d’après cette institution, plusieurs facteurs y seraient en cause. Entre autres :

  • La maîtrise des coûts dans un contexte de taux bas qui fait chuter les revenus ;
  • L’augmentation des frais d’exploitation dans le cadre de la transformation digitale et l’évolution de la société face à la concurrence ;
  • Les coûts réglementaires et de mise en conformité, ainsi que les risques juridiques et de litiges.

L’endettement s’accentue

Outre la rentabilité des banques qui risque de se dégrader encore plus, l’endettement des ménages ainsi que du secteur privé aussi peut bouleverser le système financier de la France en impactant par la même occasion son PIB. En effet, l’ensemble de leur dette est parvenu à s’élever à 132,2% du PIB. Ce qui pourrait engendrer d’énorme perte de liquidité ainsi que des défauts de paiement non négligeables.

En ce qui concerne les foyers par exemple, les prêts à la consommation et à l’habitat ont respectivement grimpé à hauteur de 6,6% et de 5,9% en octobre dernier que la plupart d’entre eux ont même été contrait de procéder à un rachat de crédits.

Du côté des acteurs privés non financiers, la situation n’est pas mieux. La Banque de France est même parvenue à conclure que ces derniers sont :

D’autant plus vulnérables à une dégradation soudaine de l’environnement macroéconomique ou à une hausse importante des taux d’intérêt qu’une large part de leur encours de dette (44%) est à taux variable.

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