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Certains ménages demeurent vulnérables malgré le recul du taux de surendettement

ménage en plein calculs

2018 a été plutôt encourageant si l’on croit un rapport publié récemment par la Banque de France. Cette période a été marquée par un léger recul du taux de surendettement de la population. Du moins, pour une partie puisque tout semble indiquer que certains ménages demeurent plus vulnérables que d’autres.

Les dettes financières des Français auraient affiché une tendance baissière l’année dernière. Pour preuve, le nombre de dossiers de surendettement déposés auprès d’une branche spécialisée de la Banque de France a diminué de 10% par rapport en 2017. Ce serait aussi le cas pour le montant total de la dette contractée qui a chuté de 8,8%.

Vu sous cet angle, il serait facile d’affirmer que c’est une excellente nouvelle. Toutefois, force est de constater qu’une partie non négligeable de la population en serait encore sous l’emprise plus que d’autres. Et sans surprise, les familles monoparentales et les foyers en situation précaire ressortent en tête de liste dont la majorité est composée de femmes.

Le surendettement des ménages poursuit sa chute

L’année dernière, les Français étaient moins endettés que les saisons précédentes. C’est du moins, ce qu’a laissé entendre Stéphane Tourte, un responsable auprès de la Banque centrale, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée récemment en s’exprimant en ces termes :

« On a une tendance à la diminution des dettes financières et à l’augmentation des arriérés et des charges courantes ».

Stéphane Tourte

Mais pour en être convaincu, il faut se référer au rapport de la Banque de France qui a soutenu que le montant total des dettes des ménages éligibles au surendettement sur la période de 2018 s’était élevé à 6,6 milliards d’euros. Soit un recul de 8,8% par rapport à l’année précédente et de 20% si l’on se réfère au pic enregistré en 2014.

Aussi, il faudrait prendre en compte la baisse de 10% du nombre de dossiers enregistrés auprès de la commission de surendettement de la banque centrale pour se retrouver à 162 936 dont 147 853 ont été jugés recevables. En remontant en 2013, ce recul est d’autant plus important avec un rapport estimé à 27%.

Et en y regardant de près, l’on peut affirmer que la tendance baissière a été en rendez-vous depuis un bon bout de temps notamment en ce qui concerne le crédit à la consommation qui a chuté de 20 points depuis 2011 en passant de 58,2% à 37,8%.

Quant aux dettes liées aux prêts immobiliers qui sont sur une pente ascendante depuis 2010, il ne concerne que 15% des surendettés. Cependant, 80% de ces derniers sont plombés par les charges courantes qui représentent 12% de l’endettement total.

Certains ménages plus concernés que d’autres

D’après la Banque centrale, 14% des ménages sont surendettés, malgré le système de rachat de crédits ou autres options permettant d’alléger les dettes. Toutefois, il faut préciser que cette situation concerne essentiellement une partie de la population. À Stéphane Tourte de préciser :

« Le surendettement au fil du temps s’est concentré sur des populations en situation de fragilité ou de précarité. Les personnes surendettées sont le plus souvent isolées et dans une situation sociale difficiles ».

Stéphane Tourte

 Ainsi, plus de la moitié des individus concernés vit en dessous du seuil de pauvreté. D’après les constats, un foyer sur deux n’est nullement en mesure de rembourser leur dette rehaussant ainsi de 45% le taux des procédures de rétablissement personnel.

Dans le lot, les familles monoparentales sont particulièrement pointées du doigt puisque 70% d’entre elles sont affectées. Et là encore, la disparité est flagrante si l’on croit Stéphane Tourte :

« Les femmes sont davantage victimes du surendettement que les hommes ».

Stéphane Tourte

Pour y trouver une explication, il suffit de comparer le revenu personnel médian des deux sexes pour comprendre que celui des femmes est inférieur à 23%.

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