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Les Américains sont parvenus à pulvériser leur record d’endettement enregistré au troisième trimestre de 2008

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Les Américains sont parvenus à pulvériser leur record d’endettement enregistré au troisième trimestre de 2008. C’est ce qui ressort du rapport récemment publié par la Fed de New York en faisant valoir que ce pic a été battu deux fois de suite cette année. Et tout indique que tous les types de prêts y ont contribué en notant que les crédits immobiliers y sont pour beaucoup.

Voilà plus d’une décennie que la crise des subprimes a secoué les États-Unis et a étalé ses empreintes sur le monde. Tout cela, parce que le niveau d’endettement des Américains a atteint un niveau record au point de ne plus permettre à de nombreux individus d’honorer leur dette.

Désormais, ce pic n’est plus puisqu’il a été pulvérisé deux fois cette année si l’on croit les données récentes de la Réserve fédérale (Fed) de New York. Un rapport qui a permis de découvrir que comme en 2008, les crédits immobiliers ont largement contribué à cet accroissement considérable même si les autres types de prêts étaient également de la partie. À noter cependant que la Fed n’y voit aucune source d’inquiétude.

Le record absolu est dépassé de loin

En incluant le rachat de crédits, le prêt à la consommation ou hypothécaire ainsi que d’autres types d’emprunts, la dette cumulée des ménages américains s’est élevée à 12 680 milliards de dollars en 2008 pour afficher un record absolu. Pourtant, force est de constater que plus d’une décennie après, ce niveau a été bouleversé si l’on croit la Réserve fédérale de New York.

À travers son rapport publié en mi-novembre 2019, la Fed a en effet démontré qu’au troisième trimestre de cette année, ce pic a été dépassé de loin à 1 300 milliards pour s’élever à 13 950 milliards de dollars.

Tout cela, parce qu’entre juillet et septembre, la dette des ménages américains a progressé de 0,7% à 92 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent. À la Fed d’ajouter dans un note :

« Il s’agit du 21ème trimestre consécutif de hausse et le total excède désormais de 1 300 milliards, en termes nominaux, le précédent pic de 12 680 milliards du troisième trimestre 2008 ».

En y regardant de près, l’on constate que différents types de prêts y ont contribué. Entre autres :

  • La dette étudiante qui a haussé de 20 milliards pour atteindre la barre des 1 500 milliards de dollars ;
  • Les crédits automobiles qui ont grimpé de 18 milliards pour se hisser à 1 320 milliards de dollars ;
  • Les cartes de crédit qui ont bondi de 13 milliards pour s’élever à 888 milliards de dollars ;
  • Les prêts immobiliers qui sont montés à 9 440 milliards de dollars suite à une hausse de 31 milliards.

La Fed n’y voit aucune source d’inquiétude

En atteignant le pic des 12 680, la dette des ménages américains n’a pas manqué d’entraîner une crise économique mondiale. Tout cela, parce que ce dynamisme s’est accompagné d’un taux de défaut de payement des plus élevés estimé à 15% notamment pour les prêts hypothécaires à risque.

Celui qui, lui-même, était enclenché par la Réserve fédérale qui ne s’est pas retenue pour revoir à la hausse les taux directeurs au point de renchérir à fond le coût du remboursement des emprunts.

Et en constatant ce nouveau record atteint au troisième trimestre de cette année, certains analystes seraient tentés de penser qu’une nouvelle crise se prépare. Une crainte qui est d’autant plus crédible si l’on tient compte du fait que cette fois encore, les crédits immobiliers ont un rôle principal à jouer en représentant plus de deux tiers (9 440 milliards) de l’ensemble de cette dette (13 950 milliards de dollars).

Ce qui n’est pas de l’avis de la Fed qui est loin d’y voir une source d’inquiétude si l’on croit Donghoon Lee, son chargé de recherche en s’exprimant en ces termes :

Les données suggèrent que les ménages profitent d’un environnement de faible taux d’intérêt pour obtenir un crédit.

Mais il faut dire que ce n’est pas l’unique raison puisque la Banque centrale s’est également appuyée sur d’autres indices pour lui permettre de soutenir ce point de vue. Entre autres :

  • Le taux de défaillance (échéance impayée plus de 90 jours) inférieur à 1% pour afficher le niveau le plus bas observé dans l’historique des données ;
  • Les saisies immobilières qui demeurent très faibles par rapport aux normes historiques ;
  • Les taux directeurs de la Réserve fédérale qui a été rabaissée trois fois de suite en un trimestre.
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