Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Le sort des Québécois s’est amélioré face aux risques de perdre leur maison à cause d’une dette

immobilier au Canada

Au Québec, comme pour la plupart des régions canadiennes, de nombreux ménages perdent chaque année leur maison dont la cause est principalement liée à un défaut de remboursement d’une dette. Du moins, jusqu’à ces trois dernières années où une tendance baissière a été enregistrée. Les données collectées par Équifax en donnent la preuve.

En concentrant ses études sur le marché immobilier du Québec, Équifax est parvenu à conclure que ces trois dernières années, le sort des Québécois, à l’exception de ceux qui vivent à Abitibi, s’est nettement amélioré face aux risques de perdre leur maison à cause d’une dette.

Pour arriver à cette conclusion, cette agence s’est basée sur les données collectées auprès du Registre foncier de la région ainsi que des résultats de l’enquête de la société JLR publiée en octobre dernier. Une compilation qui lui a permis de mettre en exergue les différents facteurs à la source de cette issue encourageante.

La situation des Québécois s’est quelque peu améliorée

Rachat de crédits, emprunt à la consommation ou à l’habitat, nombreuses sont les offres incitant les ménages à s’endetter davantage. Les Québécois n’échappent pas à cette règle qu’ils sont bien nombreux à perdre leur maison suite à des problèmes de remboursement. Du moins, jusqu’à ces trois dernières années puisqu’une baisse non négligeable du nombre de ceux qui y sont contraints a été enregistrée durant cette période. Soit :

  • 600 bâtiments abandonnés au profit d’un créancier entre juillet et septembre de 2017 à 422 cas en 2019 sur la même période ;
  • 344 cas de propriétés vendues sous contrôle de la justice pour un remboursement de dettes en 2019 pour représenter un recul de 7% par rapport en 2018 et encore davantage depuis 2016.

Ainsi, tout indique que la situation des Québécois s’est quelque peu améliorée ces dernières années. À noter cependant que dans ce domaine, Abitibi-Témiscamingue fait figure d’exception puisque la tendance y est à la hausse pour permettre à Joanie Fontaine, une économiste affiliée à JLR de dire que :

« Jusqu’à 2018, ça allait assez bien. C’est vraiment en 2019 qu’on sent un certain ralentissement dans leur marché immobilier ».

Joanie Fontaine

Différents facteurs sont à l’origine de cette amélioration

D’après la société JLR, trois facteurs principaux ont permis aux Québécois d’améliorer leur situation pour les aider à réduire les risques de perdre leur maison suite à un problème d’endettement :

  • Le taux bas du chômage ;
  • Les taux relativement faibles des intérêts ;
  • La vigueur du marché immobilier.

Soit autant de leviers qui réduisent les cas de défaut de remboursement et qui offrent à la fois un large champ de manœuvre aux emprunteurs si l’on croit Joanie Fontaine qui s’est exprimée en ces termes :

« Il est plus facile, en cas de difficultés financières, de vendre sa propriété et de rembourser son créancier ».

Joanie Fontaine

À noter que la situation est quelque peu différente en ce qui concerne les habitants d’Abitibi-Témiscamingue même s’ils disposent des mêmes avantages. Tout cela parce que contrairement au reste de la population de la région québécoise, ces derniers sont lestés par deux éléments cruciaux :

  • Le ralentissement de l’industrie minière ;
  • La hausse importante du prix des maisons.
appel gratuit 0 800 250 300