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Les Français renforcent leur bas de laine avec des outils qui semble inefficients

mise en tirelire d'une pièce

Le climat d’incertitudes qui semble régner dans toute l’Europe ainsi que la réalité socioéconomique en France influent sur le comportement général de ses citoyens déjà de nature précautionneuse. Ils épargnent alors autant qu’ils s’endettent. Mais il faut dire que leur choix de placement manque quelque peu d’ingéniosité étant donné que les produits les plus plébiscités rapportent peu, voire rien du tout.

L’appétence pour l’épargne des Français ne change pas au fil du temps, elle s’est même raffermie. Pour preuve, l’Hexagone se trouve au premier rang dans le classement des pays européens les plus épargnants. Seule l’Allemagne le devance dans ce domaine.

Cet engouement vient de leur nature prudente, ce qui les rend plus économes que jamais. Toujours est-il que ce caractère semble aujourd’hui leur jouer des tours. De fait, ils se cramponnent à leurs placements sécurisés qui sont pénalisés par de faibles rémunérations, du fait des taux bas instaurés par la BCE (Banque centrale européenne).

Mais bien d’autres raisons peuvent être attribuées à ce « mauvais » investissement, le manque d’éducation financière entre autres ou l’influence des établissements financiers, ou encore les diverses mesures fiscales.

Les conséquences d’une aversion aux risques

Après la population germanique, celle de la France est représentée par de fervents économes. Leur tendance à l’épargne dépasse d’ailleurs de très loin celle des Britanniques, des Espagnols, des Italiens et même celle de leurs voisins d’outre-Atlantique.

Et il se trouve que leur choix se porte de façon flagrante sur les placements à capital garanti, tels que les livrets réglementés (livret A, livret de développement durable et solidaire…), les comptes sur livret et l’assurance-vie en euros.

Leur aversion aux risques explique ce choix que les économistes qualifient de peu judicieux. À savoir, un investissement devrait impliquer une rentabilité, ne serait-ce que minime. Mais les Français préfèrent prioriser la sécurité de leur capital au détriment de leur rendement. Une situation quelque peu ironique, car au final, les produits qu’ils plébiscitent leur font actuellement perdre de l’argent.

Et pour cause, leurs rémunérations sont lestées par la politique des taux bas de la BCE. S’ajoutant à cela, la remontée de l’inflation, qui fait que leur rendement se trouve au-dessous de zéro.

Des mois difficiles et des mauvaises influences

Le rapport que les Français ont avec leur argent est quelque peu compliqué. Ce serait la raison principale de leur initiative peu efficace. À noter que si le pays enregistre actuellement un boom du taux d’épargne, l’endettement des ménages est également en cause.

Le fait est que le budget dédié à la survie de bon nombre d’entre eux semble insuffisant si bien qu’ils ont besoin de recourir à des financements bancaires, tels que la souscription de prêt et le rachat de crédits.

Pour revenir à leur attrait pour les placements plus sécurisés que performants, la population aurait a priori besoin d’un coup de pouce pour optimiser leur culture financière. En effet, fort peu d’épargnants connaissent les rouages de l’économie et de la finance.

Et les défauts de conseil des professionnels du secteur, dont la plupart agissent dans le seul but de renforcer leurs bénéfices, ne facilitent pas les choses. Certains banquiers, par exemple, proposent des produits boursiers à leur clientèle au moment où les marchés financiers sont en pleine effervescence. Ce qui a suscité ensuite une véritable aversion à la Bourse pour les investisseurs peu aguerris.

En outre, la fiscalité avantageuse de certaines épargnes sécurisées motive l’intérêt des épargnants pour ces types de placement, au détriment des supports favorables à l’économie.

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