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L’excès d’épargne pénalise les épargnants en matière de rémunération

épargne

Le temps est révolu où dans les années 90 et 2000, les produits d’épargne rapportaient énormément aux épargnants. Mais depuis, la baisse des taux d’intérêt ne fait que s’accentuer que ces derniers se retrouvent pénalisés en matière de rémunération. Et d’après les constats, cette situation serait liée à l’excès d’épargne qui, désormais, joue en faveur des États.

Depuis la crise de 2008 et de 2011, pour les pays de la zone euro, les produits d’épargne ne sont plus aussi rentables que dans les années 90 et 2000. Les taux d’intérêt ont régressé et continuent d’emprunter cette voie pour se retrouver à 0,8% en 2018 contre 3,5% dix ans plus tôt.

Soit, une situation qui permet aux pouvoirs publics d’y trouver leur compte en disposant d’assez de liquidité à leur portée, mais qui pénalise par la même occasion les ménages en s’acharnant particulièrement sur les séniors.

À noter pourtant que ce cycle de taux faible peut être renversé si les excès d’épargne venaient à s’abaisser.

Une chute nourrie par l’excès d’épargne

À partir de 2011, la chute des taux d’intérêt n’a fait que s’accentuer et les politiques monétaires des banques centrales y seraient pour quelque chose. Mais d’après les constats, cette tendance baissière est surtout le fruit de l’excès permanent d’épargne. Et il faut dire que différents acteurs y contribuent.

Ce serait bien le cas des ménages qui, face à leur aversion aux risques, préfèrent donner la priorité à la liquidité et à la sécurité, malgré des taux de rendement réels négatifs pour de nombreux produits. Les institutionnels aussi sont pointés du doigt, mais pour ces derniers, la motivation est plutôt liée à des raisons réglementaires.

Les opérateurs économiques sont également de la liste. Pour leur part, ces derniers alimentent la baisse des taux en mettant de côté leurs excédents de balance des paiements courants dans des placements sûrs et peu productifs.

Une tendance réversible

Avec l’excès d’épargne qui fait rage depuis près d’une décennie, le niveau de rémunération des épargnants dans la zone euro est passé de 3,5% en 2008 pour se retrouver à 0,8% en 2018.

Soit, une situation avantageuse pour les États qui y trouvent un levier pour alléger leur dette qui est passée de 3,5% du PIB en 2008 à 1,8% l’année dernière. Ils y trouvent également une ressource permettant de financer des dépenses publiques supplémentaires.

Ces derniers en font même un outil de développement du secteur immobilier en favorisant l’accès des ménages aux différentes offres d’emprunts comme le prêt habitat, leregroupement de crédits ou autres.

Cette tendance baissière n’est pourtant pas pour favoriser les ménages. Et elle est encore plus intransigeante envers les séniors qui ont le plus à perdre puisqu’ils figurent parmi les plus grands détenteurs de ce type de placement. Cependant, il serait possible de renverser ce cycle à moyen terme rien qu’en réduisant l’excès d’épargne d’autant que différents facteurs peuvent y contribuer. Entre autres :

  • Le développement des classes moyennes au sein des pays émergents ;
  • La montée de la société de consommation ;
  • La poursuite de l’augmentation des dépenses publiques portée notamment par le vieillissement de la population ;
  • L’accroissement du nombre de retraités à l’échelle mondiale qui seraient amené à puiser dans leurs épargnes pour maintenir leur niveau de vie.
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