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Le taux bas des intérêts permet aux ménages de compenser la hausse des prix de l’immobilier

Couples d’affaires investissant en ligne dans l'immobilier

Dans l’Hexagone, la hausse des prix ne fait que s’accentuer depuis des années dans le secteur immobilier que désormais, le coût au mètre carré vaut une petite fortune. Pourtant, des spécialistes du domaine soutiennent que le moment est bien choisi pour acquérir un logement. Ces derniers estiment en effet que cette croissance est largement compensée par le niveau bas des taux d’intérêt du prêt habitat.

117%, c’est le taux de croissance que le prix de l’immobilier a enregistré depuis l’an 2000 jusqu’en 2016. Une raison suffisante pour dire que pour investir dans ce domaine, il faudrait disposer d’une somme conséquente. C’est pourquoi le marché a connu un certain ralentissement durant des années ou du moins, jusqu’au second semestre de 2018 où le système a repris du poil de la bête.

En effet, malgré le coût élevé des logements, les Français ont recommencé à s’intéresser à l’acquisition. Et d’après les constats, différents facteurs sont à l’origine de cette reprise, mais l’on peut indiquer principalement le niveau bas des taux d’intérêt liés au prêt habitat et également le coût de la pierre qui a commencé à enclencher la marche arrière.

Les taux d’intérêt sauvent la mise

Avec la tendance haussière du tarif immobilier qui s’est enclenchée depuis plus d’une quinzaine d’années, le prix de la pierre a atteint un niveau relativement élevé notamment dans les grandes villes comme Paris, Bordeaux ou Nantes.

Cependant, force est de constater que cet accroissement n’a pas empêché les ménages d’investir davantage dans la pierre notamment depuis les six derniers mois de 2018. Malgré, le coût exorbitant au mètre carré, de plus en plus de Français peuvent en effet se permettre de se créer un patrimoine et tout semble indiquer que le prêt habitat y est pour beaucoup.

Il se trouve en effet que les établissements bancaires ont adopté certaines mesures destinées à optimiser le budget d’achat de ces derniers. À un spécialiste en courtage de préciser :

« Les banques ont fait cet effort pour compenser la suppression des allocations logement pour l’accession à la propriété et le recentrage du prêt à taux zéro, qui avaient réduit le budget des acquéreurs ».

Mais l’attractivité des taux d’intérêt demeure leur atout principal si l’on croit le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) qui a fait valoir que :

« Aujourd’hui, les taux de crédit sont inférieurs à l’inflation française, qui a atteint 1,8 % en 2018. C’est une situation exceptionnelle pour les emprunteurs ».

Et d’après les résultats d’une étude récente, il serait même possible de descendre en dessous de la barre de 1% en faisant jouer la concurrence entre les banques à travers les rachats de crédits. Du moins, pour ceux qui disposent d’ores et déjà d’un emprunt qui auront alors l’opportunité d’économiser considérablement. Une fois renégocié, un prêt de 200 000 euros sur 20 ans permet par exemple de mettre de côté une somme substantielle de 22 500 euros, grâce à un taux d’intérêt qui est passé de 2,25% à 0,8%.

À noter cependant que pour en bénéficier dans les meilleures conditions, certains critères sont à respecter tout en tenant compte du fait que les gains sont d’autant plus importants lorsque les renégociations sont effectuées durant le premier tiers de la durée du prêt.

L’heure est à l’investissement dans la pierre

L’heure est à l’investissement dans la pierre. C’est du moins ce qu’a récemment laissé entendre Rozenn Le Beller, membre du bureau du Conseil supérieur du notariat en faisant valoir que :

« Il est finalement plus intéressant d’acheter aujourd’hui qu’en 2007, du moins en province, car les prix sont moins élevés et les taux de crédit plus faibles ».

Rozenn Le Beller

Il se trouve en effet que le recul des taux d’intérêt s’est accompagné du ralentissement du prix de l’immobilier qui s’est également enclenché depuis l’année dernière pour afficher une moyenne de 2,7% contre 4,2% en 2017 si l’on croit la Fnaim.

La Fédération a même tenu à préciser que ce niveau de croissance est descendu à 1,5% pour les maisons s’il trônait à 3,7% la saison précédente. Pareille situation pour les appartements, sauf que pour ces derniers, le repli était moins accentué à 3,8% contre 4,9%.

Soit autant de raisons qui ont permis à Rozenn Le Beller de dire que :

« Même une lente remontée des taux d’intérêt ne suffirait pas à déstabiliser le marché, car il est très sain, aujourd’hui. Il n’y a pas de spéculation ».

Rozenn Le Beller

Cette personnalité tenait toutefois à préciser que cette accalmie concerne essentiellement les zones rurales et les petites villes où le marché de l’emploi est moins attractif. Pour le reste, le niveau demeure élevé notamment pour les grandes villes comme Nantes ou Bordeaux qui affichent respectivement 6,7% et 8,8%.

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