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Le marché des obligations à haut rendement suscite l’engouement des investisseurs même à taux négatif

 tableau de bourse

Le marché secondaire de la dette d’entreprise suscite désormais l’engouement des investisseurs. Ces derniers voient en effet une précieuse ressource de rendement à travers le financement de certaines structures. Celles qui, pour la plupart des cas, se retrouvent fortement endettées et représentent un haut niveau d’insolvabilité aux yeux de tous.

À travers une enquête menée par Bank of America Merrill en juin dernier, une nouvelle facette du système financier vient d’être dévoilé en ce qui concerne le marché des obligations de la catégorie high yeld (haut rendement). Plus précisément, pour celles dont les dettes se traitent à des taux négatifs et qui ont toutes les chances de ne pas être remboursées.

Les tendances veulent en effet que les investisseurs soient de plus en plus tentés à financer les entreprises ou les États soumis à ces conditions. Ce qui semble contradictoire pour beaucoup, mais en y regardant de près, tout semble indiquer que ce type de placement offre des rendements nettement supérieurs par rapport aux emprunts à taux sécurisés.

Un placement risqué, mais rentable

Pour beaucoup, investir dans un placement dont le taux est négatif relève d’une décision hasardeuse notamment lorsqu’il s’agit d’un emprunteur fortement endetté et qui risque fort de ne pas être en mesure de rembourser ses dettes. À un expert dans le domaine d’illustrer :

« Payer une entreprise pour qu’elle nous emprunte de l’argent, qu’elle a, en plus, une probabilité non nulle de ne pas pouvoir nous rembourser, on marche sur la tête ».

Pourtant, force est de constater que l’heure est à cette tendance sur le marché des obligations à haut rendement (high yeld) en euros. Dans ce domaine, les investisseurs ciblent en effet, une clientèle de ce genre qui affichent des rendements négatifs à leur compteur.

La preuve, la dette des entreprises souscrites à ce type d’emprunt a, en fin juin, atteint la barre des 500 milliards d’euros si celui des États a dépassé les 12 000 milliards.

Pour expliquer cet engouement, il faut se référer au rendement de ce placement. Même en affichant un rendement négatif, le high yeld est en effet plus rentable que les systèmes à taux sécurisés avec une moyenne élevée à 3% pour une maturité supérieure à trois ans. Soit, à un niveau largement élevé comparé à celui du dépôt qui enregistre -0,4%. -0,76% à trois ans, -0,64% à cinq ans et à -0,3% à dix ans.

Des profils affichant des rendements négatifs oui, mais pas tous

L’investissement dans le high yeld à rendements négatifs est certes un placement à risque, mais pour limiter les dégâts, les investisseurs ont imposés certains critères afin d’optimiser leur choix parmi les différents profils. Entre autres :

  • Ceux dont les obligations arrivent à maturité et qui présentent une forte probabilité de remboursement ;
  • Les emprunteurs capables de générer beaucoup de trésorerie ;

Ainsi, les heureux élus peuvent accéder à ce type de financement d’autant qu’ils ont la chance de profiter de certains avantages comme la liberté de procéder à un remboursement anticipé ou à des rachats de crédits accompagnés d’une prime pour les encourager. À un expert de citer d’autres atouts :

« Elles offrent des coupons élevés et dans un monde de taux de plus en plus bas, les entreprises qui les émettent sont incitées à les rembourser par anticipation, pour réemprunter, se refinancer à des taux plus bas ».

Et il faut dire que parmi les nombreuses nations européennes, la France figure parmi ceux bénéficiant de ce privilège en faisant du high yeld le tenant majeur de sa dette souveraine à hauteur de 80%. Respectivement 85% et près de 50% pour l’Allemagne et l’Espagne.

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