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La hausse du prix immobilier contribue au ralentissement de la croissance économique française

immobilier parisien

Au premier semestre 2019, la Banque de France a revu à la baisse ses prévisions concernant la croissance économique française pour cette année ainsi que celle d’après en pointant principalement du doigt l’excès d’épargne des ménages. Mais il s’avère qu’un autre facteur vient aggraver la situation, la flambée des prix dans l’immobilier.

D’après les prévisions de la Banque centrale pour la période de 2019-2021, la croissance économique de la France devrait connaître un certain ralentissement. Pour marquer la gravité de la situation, l’institution a même revu à la baisse ses pronostiques en ce qui concerne la saison 2019 et 2020 en faisant valoir que le système serait lesté par l’engouement des Français à l’épargne.

Mais il faut dire que ce n’est pas l’unique facteur si l’on croit certains notaires d’Ile-de-France qui tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences néfastes de la flambée des prix de l’immobilier résidentiel sur la situation financière et sociale des Français.

L’excès d’épargne comme facteur principal

Concernant la croissance économique de la France, la Banque centrale a réduit à 1,3% ses pronostiques pour cette année et à 1,4% pour celle d’après si auparavant elle tablait pour 1,4% (2019) et 1,5% (2020). En prenant cette décision, cet organisme financier a tenu en compte les effets de l’excès d’épargne des Français, le facteur principal lestant le système qui est déjà affaibli par le ralentissement de l’économie mondiale.

Il se trouve en effet que malgré un gain de pouvoir d’achat estimé à 2,1%, les ménages préfèrent miser sur la prudence en mettant davantage d’argent de côté alors que l’accroissement économique du pays repose principalement sur le marché interne à travers la consommation.

La preuve, le taux d’épargne s’est accru considérablement au premier semestre pour atteindre la barre des 15,3%. Soit, une part relativement élevée si l’on croit Olivier Garnier, directeur général de Banque de France qui s’est exprimé en ces termes :

« Les gains de pouvoir d’achat ont pour l’instant été consommés plus lentement qu’escompté, les deux tiers d’entre eux ayant alimenté l’épargne ».

Olivier Garnier

La hausse des prix de l’immobilier résidentiel aggrave la situation

Avec une croissance appuyée sur le marché interne, l’économie française peine à retrouver son ardeur avec le taux d’épargne qui ne fait que prendre de l’ampleur. Mais il faut dire qu’il n’est pas l’unique facteur si l’on croit les notaires d’Ile-de-France en pointant du doigt la hausse des prix de l’immobilier résidentiel qui ne fait qu’aggraver la situation.

Ces derniers ont découvert une corrélation entre la flambée tarifaire du secteur et le ralentissement économique actuel. Malgré cette surcroissance tarifaire, de nombreux Français sont en effet tenté de recourir à un prêt habitât, à des rachats de crédits ou autres systèmes d’emprunt pour acquérir un logement. Tout cela, parce qu’ils sont motivés par des conditions d’octroi avantageuses notamment portées par les taux bas des intérêts.

Ce qui n’est pourtant pas sans conséquence sur le reste à vivre des emprunteurs qui une fois la mensualité de remboursement réglée, n’ont presque plus assez d’argent pour subvenir à leurs besoins quotidiens et faire tourner la machine économique.

Ainsi même si cette année, le gain de pouvoir d’achat des foyers a atteint un niveau record jamais enregistré depuis 2007, ces derniers n’ont plus de quoi se nourrir convenablement, s’acheter une voiture, partir en vacance ou s’offrir un nouvel appareil électroménager. Une situation qui concerne principalement les jeunes, les familles monoparentales et les couples avec enfants.

Dans ce sens, ses spécialistes en immobilier ont mis en exergue des conséquences néfastes sur la situation sociale des concernés notamment en ce qui concerne leur vie de couple. En engendrant des contraintes financières, l’achat d’une résidence conduit en effet à une séparation ou à un divorce.

Et les risques sont d’autant plus fréquents avec l’arrivée d’un enfant qui ne fait qu’accentuer les problèmes économiques, d’intimité ou de sur occupation spatiale. À noter qu’une naissance nécessite un espace supplémentaire dont le coût peut vite atteindre les 90 000 euros dans les grandes villes comme Paris.

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