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La Banque centrale du Maroc a détecté une croissance du niveau d’endettement des ménages en 2018

Bank Al Maghrib, Rabat, Maroc

Tout comme la plupart des pays émergents, le Maroc est concerné par la croissance du niveau d’endettement. Dans ce sens, la Banque centrale du Royaume a encore détecté une progression en ce qui concerne les dettes des ménages en faisant valoir que cette tendance est spécialement portée par le prêt à l’habitat.

En portant ses études sur l’évolution de l’endettement des ménages sur l’ensemble de l’année 2018, Bank Al-Maghrib est parvenu à conclure que les Marocains se sont endettés davantage durant cette période alors que la tendance était déjà à la hausse en 2017.

En rendant publics les résultats de ses enquêtes, la Banque centrale a en effet démontré que le niveau de leur dette continue de progresser pour atteindre la barre des 6,1% l’année dernière contre 4,7% la saison précédente. Soit, un encours élevé à 342 milliards de dirhams pour représenter 31% du PIB.

Et d’après cet organisme, l’engouement de la population pour le prêt à l’habitat y tient un rôle prépondérant en dominant le marché d’une façon considérable. N’empêche qu’il a également été propulsé par les crédits à la consommation.

Le prêt à l’habitat domine le système

Avec un encours élevé à 219 milliards de dirhams sur l’ensemble des prêts incluant les regroupements et les rachats de crédits ainsi que les différentes offres d’emprunts à la consommation, le prêt à l’habitat domine le système financier marocain. Grâce à ce montant, il a d’ailleurs consolidé sa position à hauteur de 5,5% si ce niveau était de 4,2% en 2017. À Bank Al-Maghrib d’apporter plus de détail :

« La proportion des crédits accordés à un taux compris entre 4 et 6% a augmenté de 4 points, à 74% à fin 2018, au détriment des crédits accordés à un taux compris entre 6% et 8% qui ont vu leur part baisser de 3 points à 19% ».

Et d’après cette institution financière, cet accroissement s’explique à travers l’engouement des Marocains pour ce type de service. Dans ce sens, les données indiquent principalement la contribution des fonctionnaires qui représentent à eux seuls 81% des dossiers si cette part est de 13% pour les travailleurs libéraux en notant que 65% d’entre eux sont âgés de plus de 40 ans. 6% pour les moins de 30 ans et 29% en ce qui concerne ceux inclus entre la trentaine et la quarantaine.

Le prêt à la consommation a apporté sa part

Il va sans dire que le prêt immobilier n’est pas l’unique source de l’accroissement du niveau d’endettement des Marocains sur la période de 2018. Le prêt à la consommation a également apporté sa part avec un encours de 123 milliards de dirhams pour afficher une hausse de 7% si ce rapport était de 4,8% l’an dernier.

Et dans ce domaine, on constate l’implication des individus âgés de moins de 40 ans pour représenter 35% des demandes (10% pour les moins de 30 ans) si les plus vieux notamment ceux ayant dépassé la cinquantaine préfèrent se focaliser sur les cartes revolving. Ainsi, 6% de ces derniers s’y sont lancés contre 1% pour ceux en dessous de la trentaine.

Aussi, force est de constater 22% des crédits ont été contractés par des personnes disposant d’un revenu mensuel dépassant 10 000 dirhams contre 23% pour les salaires compris entre 4 000 et 6 000 dirhams. Soit, le niveau moyen pour 23% des foyers ayant souscrit à un prêt habitat durant cette période pour hausser leur part d’un point par rapport à la saison précédente.

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