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Les banques n’aident pas les ménages à sortir de la situation d’endettement

une calculatrice et des billets euros

Grâce à la mise en place de certains dispositifs comme le crédit à taux zéro, les pouvoirs publics ont rendu les crédits immobiliers accessibles au plus grand nombre. Par ailleurs, les crédits à la consommation distribués par les établissements bancaires permettent aux personnes en situation financière précaire de subvenir aux besoins de la vie quotidienne. Il en découle que l’endettement des ménages français est particulièrement alarmant. Comment les familles aux revenus modestes peuvent-elles sortir de ce cercle vicieux ?

194 000, tel est le nombre de dossiers relatifs au surendettement que l’Hexagone a enregistré, il y a deux ans. Plus de 50% des personnes concernées ne gagnent pas plus que le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) ou vivent sous le seuil de pauvreté.

Parmi les causes de cette situation figure l’inaccessibilité des crédits immobiliers, sachant que bon nombre de Français rêvent de devenir propriétaire. Concernant les crédits à la consommation, ils résultent surtout d’une mauvaise gestion des dépenses ou d’une situation de chômage prolongée. Les personnes qui vivent seules présentent également un risque élevé d’endettement.

Un taux d’endettement important chez les ménages modestes

Depuis l’année 2003, le taux d’endettement des ménages affiche une hausse annuelle de 52% par an, concernant les prêts liés la location ou à l’acquisition de biens immobiliers. En 2017, il s’est établi à 90%, notamment en raison de la distribution de crédits immobiliers aux acquéreurs de résidence principale. Le tiers des populations endettées ont plus de 30 ans et moins de 50 ans.

Par ailleurs, le niveau d’endettement des ménages à faibles revenus dépasse les 40%, pour 25% d’entre eux. Il s’agit notamment des personnes qui gagnent moins de 830 euros par mois. Comment expliquer cette situation ?

100 euros de frais bancaires par mois

Beaucoup de frais bancaires sont prélevés sur le compte des ménages les moins lotis. Il peut s’agir de frais d’intervention ou de frais de retrait hors guichet. Les intérêts débiteurs ne sont pas en reste.

En effet, les ménages aux revenus modestes doivent mensuellement débourser des intérêts pouvant excéder 100 euros. Ces frais prennent une telle proportion dans le budget des familles, que leur manière de consommer en est impactée.

La situation d’endettement est d’autant plus inquiétante lorsque les revenus n’augmentent pas, alors que les prix à la consommation s’accroissent de façon exponentielle. En raison de la flambée des prix de l’immobilier, la durée de remboursement des crédits s’allonge, pour atteindre 20 ans en 2010.

Pour ne pas se retrouver dans une situation de surendettement, un rachat de crédits s’avère nécessaire.

Toujours est-il que les ménages prennent en moyenne 17 ans pour s’acquitter de leur dette. Les populations vulnérables, elles, contractent davantage de crédits à la consommation, avec un taux d’usure de 19,9%.

Des locataires parmi les plus endettés

Si les ménages à faibles revenus obtiennent difficilement de crédits classiques, leur tendance à consommer est de nature à leur entraîner dans la spirale infernale de l’endettement. D’ailleurs, les banques ne font qu’accroître ces inégalités. Se nourrissent-elles principalement des prélèvements sur ces populations en difficulté financière pour renflouer leurs caisses ?

Un salarié qui loue un appartement et qui vit seul, tel est le cliché de la personne dont la quote-part de la dette sur les revenus est particulièrement conséquente. 78% des locataires sont endettés.

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