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Le taux d’endettement des ménages américains est de nouveau en hausse

couple en etude d'endettement

Dix ans après la crise des subprimes, le niveau d’endettement de ménages américains commence à nouveau à inquiéter les observateurs, malgré l’économie vigoureuse du continent. Tout semble indiquer que l’appétence des foyers à contracter des crédits a fortement augmenté. Et ce, depuis 2014, après avoir connu cinq années de tendance baissière.

La crise des subprimes qui a touché les États-Unis en 2008 a entrainé le monde dans un passage financier fortement décadent. Tout simplement parce que les Américains n’étaient pas en mesure de rembourser leur crédit immobilier.

Mais des enquêtes ont permis de constater que cette situation n’a pas empêché les foyers de souscrire à des offres de prêt. Au contraire, tout semble indiquer que ces quatre dernières années, leur dette est sur une tendance haussière quelque peu inquiétante pour atteindre un niveau global évalué à 13 290 milliards de dollars au second trimestre 2018. Soit 610 milliards de plus que celle d’il y a dix ans.

Mais compte tenu de la situation économique du pays qui est bâti sur de bonnes bases, tout indique que l’éventualité d’une nouvelle crise est encore écartée. Du moins, pas dans l’immédiat.

Les dettes s’accumulent

Cinq ans après la crise des subprimes, la dette des ménages américains a connu une période d’accalmie pour ne plus représenter que 11 153 milliards de dollars en 2013 contre 12 675 milliards en 2008. Mais depuis, les dettes s’accumulent pour atteindre à nouveau un niveau record avoisinant les 14 000 milliards de dollars en 2018.

Dans les détails, c’est toujours et encore le prêt immobilier qui enregistre la part la plus élevée avec 9 000 milliards de dollars. Viens ensuite, celui accordé aux étudiants qui touche la barre des 1 410 milliards de dollars. Soit, aux environs des 30 000 dollars de crédit par jeune actif.

Après, il y a la dette automobile qui affiche 1 240 milliards de dollars. Un secteur qui inquiète fortement les analystes puisqu’il est détenu par plus de 23 millions de consommateurs dont la solvabilité est précaire. À la Réserve fédérale des États-Unis (FED) d’expliquer cette situation :

« Les prêts subprimes sont accordés de façon disproportionnée par les sociétés de financement automobile, et leur part a doublé depuis 2011 ».

Du côté des cartes de crédit, la croissance est également au rendez-vous en cumulant 829 milliards de dollars.

L’éventualité d’une crise est encore écartée

Certes, la population américaine est fortement endettée, mais leur charge a baissé avec la baisse des taux. D’après les analystes, l’éventualité d’une crise n’est pas encore au rendez-vous d’autant plus que le patrimoine des foyers est fortement vigoureux et que ces derniers peuvent encore recourir à un rachat de crédits pour pallier leurs obligations. À Vincent Juvyns de soutenir :

« Dans les prochains mois, nous avons du mal à imaginer qu’il y aura une récession aux États-Unis qui serait susceptible d’inverser cette situation ».

Vincent Juvyns

En ce qui concerne le crédit hypothécaire par exemple, le taux de défaillance est relativement faible puisqu’il ne représente que 1,1%. Pour le prêt étudiant, le risque de non-remboursement est assez élevé puisque près de 40% des emprunteurs risquent d’enregistrer un défaut de paiement.

Mais selon Vincent Juvyns, ce secteur ne représente que 10% de la totalité des emprunts accordés à tous les ménages. Un niveau insuffisant pour engendrer une crise financière au pays.

Pour ce qui est des moyens de paiement par carte, le niveau d’endettement est jugé « insoutenable », mais pour qu’ils représentent une menace, il faudrait que l’économie soit défaillante, que les revenus des foyers soient en baisse et que le ta

 

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