Left Menu

Les Français sont devenus plus prudents face à leur pouvoir d’achat

pièces d'argent

Depuis la rentrée, des mesures ont été mises en œuvre afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Français. Et si l’on tient compte des données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee), tout semble indiquer que le pari est tenu. Mais d’après les ménages, la situation serait bien différente.

Au second trimestre 2018, les statistiques mensuelles de l’Insee ont annoncé une légère hausse du pouvoir d’achat des ménages français pour afficher un rebondissement à hauteur de 1,1%. Mais d’un autre côté, la majorité (70%) des individus interrogés par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) lors de son enquête intitulée « Les Français et leur pouvoir d’achat » pensent que la situation est tout autre.

Quoi qu’il en soit, les foyers préfèrent miser sur la prudence afin d’arriver à joindre les deux bouts dans les meilleures conditions. D’ailleurs, ils utilisent tous les moyens nécessaires en leur disposition pour y parvenir en limitant leurs dépenses ou en puisant dans des ressources financières supplémentaires comme les épargnes ou les crédits.

Des perceptions contradictoires

En ce qui concerne le sujet quelque peu sensible qu’est le « pouvoir d’achat », il faut croire que les avis diffèrent auprès de la population et de l’Insee.

D’un côté, en se basant sur ses statistiques, l’Insee soutient que par rapport à l’année dernière qui a enregistré un recul de 0,5% en dessous de zéro, 2018 est plutôt encourageant en affichant 1,1% au second trimestre. Soit, une hausse de 0,7%.

D’ailleurs ce baromètre a même annoncé qu’au lieu des 485 euros supplémentaires pour permettre à chaque foyer de vivre confortablement jusqu’à la fin du mois, il ne reste plus que 445 euros. À l’Insee de préciser :

« Les prix de la consommation des ménages ralentissent légèrement en raison, principalement, de la hausse moins marquée des prix de l’énergie, de sorte que le pouvoir d’achat rebondit nettement au deuxième trimestre ».

La situation est tout autre aux yeux de la population si l’on croit les résultats du sondage mené par le CSA qui avance que plus de la moitié (54%) des foyers ont affirmé faire face à une diminution. Dans le lot, ce seraient les séniors qui en souffrent le plus puisque 75% d’entre eux se déclarent en pleine phase critique. Au conseil d’ajouter :

« Ce sentiment s’observe notamment chez les retraités et est à relier à la hausse de la CSG effective depuis le 1er janvier 2018 ».

La prudence est de mise

Certes, le « pouvoir d’achat » est perçu différemment auprès des Français et de l’Insee. Mais il se trouve que les raisons en sont les mêmes puisque les ménages sont devenus plus matures, prudents et débrouillards face à la situation.

Ainsi, les dépenses et la gestion de la trésorerie ont été mieux maîtrisées en adoptant certaines stratégies telles que :

  • L’économie collaborative ;
  • Les ventes privées ;
  • Les rachats ou les reventes de produits sur Internet ;
  • Les vides greniers.

En procédant ainsi, chaque foyer arrive même à mettre de l’argent de côté à hauteur de 257 euros en une année.

Le recours à des services bancaires comme le découvert automatique ou encore le regroupement de crédits figure également parmi les options utilisées. Dans la même foulée, plus d’un quart des Français envisagent de souscrire à une offre de prêt tandis que 62% d’entre eux préfèrent s’appuyer sur leurs épargnes personnelles.

appel gratuit 0 800 250 300