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Le niveau d’endettement des Canadiens s’accroit chaque trimestre

Papier-monnaie canadien

Les ménages canadiens sont de plus en plus endettés. C’est ce qu’a révélé un organisme national de statistique en septembre dernier. Cette hausse continuelle de leur niveau d’endettement est flagrante chaque trimestre, bien que la remontée attendue pour le deuxième trimestre se trouve parmi les moins importantes au cours des huit dernières années.

À 169,1%, le niveau d’endettement des Canadiens au deuxième trimestre de cette année affiche une augmentation, quoique légère, par rapport aux trois premiers mois de l’année. C’est en tout cas ce qu’a communiqué Statistique Canada. Autant dire que les crédits qu’ils ont contractés sont bien plus supérieurs par rapport à leurs revenus.

Il faut dire que la dette des ménages contribue à l’affaiblissement du système financier, quel que soit le pays concerné. Pour le Canada principalement, ce risque de vulnérabilité a baissé cette année. La valeur empruntée diffère d’ailleurs selon la base choisie (désaisonnalisée ou non).

Quoi qu’il en soit, la tendance haussière n’était pas à hauteur des normes saisonnières qui attendaient des chiffres bien plus élevés entre avril et juin 2018. Un ralentissement s’est également produit au niveau des emprunts hypothécaires.

Une hausse continuelle, mais parmi les plus faibles du marché des crédits

Le niveau d’endettement des ménages canadiens a été dévoilé, mi-septembre dernier, par l’agence du gouvernement fédéral du pays, Statistique Canada. Il s’avère que les résidents sont endettés à 169,1% au deuxième trimestre de l’année 2018. Ce qui fait qu’à chaque dollar perçu par l’emprunteur est soutiré 1,69 dollar en dettes. À noter que ce ratio est défini par la valeur des prêts souscrits par rapport aux ressources financières.

Il faut dire que la population doit davantage à ses créanciers par rapport au premier trimestre, dont les chiffres s’élevaient à 168,3%. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas vraiment de quoi s’alarmer, car la hausse constatée reste encore bien en deçà des « normes saisonnières ».

Elle se trouve d’ailleurs à un niveau des moins élevé, en comparaison aux années 2000 à 2018. En 2017, par exemple, les Canadiens devaient 169,7% dans la même période. Priscilla Thiagamoorthy, analyste du BMO Marchés des capitaux, souligne dans son rapport que :

Malgré une légère hausse au deuxième trimestre, le ratio de la dette au revenu des ménages, qui est surveillé de près, semble avoir finalement traversé l'étape des sommets historiques.

Priscilla Thiagamoorthy

Un repli au niveau des emprunts à l’habitation

C’est en tenant compte de la désaisonnalisation que leurs crédits ont quelque peu baissé. Ils sont, en effet, estimés à 19,6 milliards de dollars alors qu’entre janvier et mars 2018, leur montant s’élevait à 22,2 milliards. Mais sur une base non désaisonnalisée, leurs emprunts, incluant ceux à la consommation ainsi que les prêts hypothécaires ou non, remontent à 2 160 milliards de dollars.

Le fait est que le nombre de dossiers à traiter pour les premiers est en hausse bien qu’atténué par le recul constaté sur les deuxièmes. Ce repli étant dû au ralentissement du marché immobilier, comme l’explique Priscilla Thiagamoorthy :

Le principal élément à retenir ici est que les emprunts se sont refroidis avec le marché de l'habitation, les ménages s'étant adaptés à une série de changements dans les politiques, notamment un resserrement des règles hypothécaires et une hausse progressive des taux.

Priscilla Thiagamoorthy

À cause du relèvement du taux directeur par la Banque centrale du pays, les taux d’intérêt relatifs aux prêts hypothécaires (ceux à taux variable et ceux de 60 mois) ont été effectivement révisés à la hausse.

À noter qu’il est toujours possible de recourir au regroupement de crédits pour éviter le surendettement.

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