Left Menu

Les deux prochaines années présagent une tendance baissière de l’immobilier canadien

Immobilier canadien

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a récemment dévoilé ses prévisions annuelles concernant le marché immobilier local. Selon le constat de cet organisme, le secteur devrait poursuivre une réduction de ses activités en 2019 et en 2020. Cette régression concernera notamment les constructions, les ventes. Le coût d’acquisition des biens, quant à lui, connaîtra une légère remontée.

Le secteur de l’immobilier canadien est voué à décroître durant les deux années à venir. Plusieurs activités s’exposeront en effet à cette tendance baissière, notamment les constructions et les ventes. C’est du moins ce qu’a confirmé la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) qui a mené son enquête sur le sujet.

Il faut dire que l’agence a dévoilé des prévisions assez inquiétantes. Son rapport s’attache d’ailleurs à prévenir de certains revirements peu opportuns les experts intervenant dans le domaine.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette régression. Les plus flagrants concernent la faiblesse du pouvoir d’achat des acquéreurs, la croissance du taux hypothécaire et le niveau d’endettement des ménages canadiens.

La SCHL prévoit une régression des activités immobilières

La récente étude de la Société canadienne d'hypothèques et de logement semble entrevoir un ralentissement du marché immobilier au Canada. Selon ce rapport, plusieurs segments de cette activité devraient être concernés par une décroissance en 2019 et en 2020. Il s’agit notamment des constructions et des ventes qui devraient respectivement s’établir entre 193 700 et 204 500, entre 478 400 et 497 400 dollars.

Quant à la valeur des biens, celle-ci va connaître une légère progression pour se retrouver entre 501 400 et 521 600 de dollars.

Selon l'économiste en chef de l’agence, Bob Dugan :

« Cette année, nous sommes plus focalisés sur la modération de l'activité qui s'annonce sur les marchés de l'habitation du Canada durant les deux prochaines années. Les mises en chantier d'habitations devraient être réduites par rapport aux niveaux plus élevés observés récemment. Selon nos prévisions, les ventes de logements existants demeureront inférieures au sommet récent, tandis que les tarifs s'établiront à des niveaux plus en phase avec les facteurs économiques fondamentaux comme l’évolution de l'emploi, de la population et du revenu ».

Bob Dugan

Plusieurs contraintes expliquent ce fait. L’accroissement des charges relatives au crédit, la tarification sur le marché et la disponibilité des lots favorisent la diminution des mises en chantiers en ce qui concerne les logements individuels.

Quant aux constructions destinées à la collectivité, le recul de la croissance de la tranche d’âge compris entre 25 et 34 ans, représentant une grande partie des principaux acquéreurs, est l’origine première du blocage, outre le vieillissement de la population.

Le marché est exposé à certains blocages

Étant donné la réduction du pouvoir d’achat des acheteurs, les attentes devraient s’orienter davantage vers les types d’habitats moins coûteux. Parmi ces derniers, les copropriétés se présentent comme une option envisageable.

La SCHL redoute également les impacts de la progression des taux hypothécaires sur la revente des biens et sur la demande. Ainsi, le coût des logements devrait enregistrer une quasi-stabilité avant de repartir à la hausse.

En outre, le niveau d’endettement des familles locales demeure quelque peu préoccupant. Ce caractère précaire les rend plus fragiles, les contraignant à limiter leur consommation.

D’après l’agence :

« Si les taux d'intérêt ou les taux de chômage étaient censés atteindre un niveau plus élevé que prévu, les familles très endettées pourraient être contraintes à limiter encore davantage leur consommation, ce qui exercerait des pressions à la baisse sur l'économie et le marché de l'habitation ».

À savoir qu’une persistance à dépenser les exposerait au risque d’être accablés de dettes. Ce qui les amènerait à un cas de surendettement. Cette situation pourrait très facilement s’avérer délicate malgré la possibilité de procéder à regroupement de crédits à l’issue d’un endettement excessif.

appel gratuit 0 800 250 300