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Le niveau d’endettement des États-Unis est alarmant

drapeau américain

Le faible taux d’intérêt maintenu pendant plus de neuf ans a encouragé les ménages américains à s’endetter davantage. Or, les économistes s’alarment aujourd’hui de la hausse de ce taux au niveau de la Reserve fédérale. Dévastatrice, cette augmentation du coût d’emprunt présenterait des aléas pour l’économie mondiale. D’ailleurs, les analystes craignent actuellement l’arrivée d’une nouvelle crise.

Après la dernière déflagration financière mondiale qui remonte à une décennie, la conjoncture américaine a connu de nettes améliorations. L’économie du pays a été croissante avec un taux de chômage remarquablement bas et le marché boursier est en plein essor. Toutefois, les dettes se sont développées au niveau des banques et l’augmentation de leur coût est une mauvaise surprise pour les clients.

Pour l’instant, ces emprunts ne perturbent pas pour autant la communauté financière, mais en analysant la situation, il s’agirait d’un prélude à une nouvelle crise qu’il faut indéniablement maîtriser. Néanmoins, les prêts immobiliers sont sécurisés, tandis que l’en-cours des financements pour étudiants est en souffrance à 11%.

Les crédits automobiles sont également inquiétants. Et pour cause, un encours de 1 024 milliards de dollars a été accordé à des clients à faible solvabilité.

Les acteurs économiques multiplient les investissements en obligations spéculatives

Les économistes de Standard and Poor’s ont annoncé qu’il n’y a pas à s’inquiéter sur la valeur des dettes des entreprises américaines qui arrivent à terme d’ici trois ans. Toutefois, les emprunts qui échoient au-delà de 2022 seront plus sensibles au changement de circonstance et seront quasiment spéculatifs. Leur refinancement sera alors compliqué. À noter que les secteurs à risques sont la vente au détail et l’industrie de pétrole et de gaz.

En effet, les investissements en obligations spéculatives se sont développés au cours de ces dix dernières années grâce à leur caractère rentable. D’un côté, le faible taux d’intérêt qui existait pendant une décennie a incité les entreprises à vendre les titres de créance.

Or, le profit issu de ces transactions est temporaire. L’ex-vice-président de Citigroup, William Rhodes, a remarqué qu’en agissant ainsi, les opérateurs économiques reproduisent les mêmes erreurs que durant la dernière crise mondiale. Ce dernier a exprimé dans une tribune que :

« Dans leur recherche de rendement, ils poursuivent à faire de leurs gains à court terme, leur objectif principal et désormais ils vont se brûler ».

William Rhodes

Par ailleurs, les organismes dans les pays émergents ont aussi du mal à rendre leurs dettes, qui, converties en dollars s’annoncent élevées. D’ailleurs, en avril, le FMI a averti la perte de viabilité des emprunts au sein des pays à faibles revenus et des petits émetteurs.

Les déficits et les emprunts publics sont en hausse

Depuis l’année 2016, les déficits publics dépassent les 4% du Produit intérieur brut alors qu’à la veille de l’incident des Subprimes en 2008, les emprunts publics atteignent à peine 68% du PIB. Selon Tradingeconomics, ce dernier s’est accru à 106 % en fin d’année 2017.

La situation n’est donc pas rassurante pourtant la politique budgétaire actuelle ne prévoit pas d’amélioration dans les comptes publics. En effet, l’État américain vient de conclure de grosses dépenses alors que la réforme fiscale instaurée actuellement semble quelque peu bancale. Ce qui risquerait d’aboutir à une perte de plusieurs recettes fiscales.

Une raison suffisante pour que le directeur des investissements de Natixis Wealth Management, Jacques Friedman, voit la conjoncture de manière négative. Il estime alors que vers 2020, le déficit public atteindrait les 5%.

En analysant ces augmentations, l’agence fédérale CBO (Bureau du budget du congrès) a même déclaré que :

« Il pourrait y avoir un plus grand risque que les investisseurs deviennent réticents à financer les dettes gouvernementales sauf s’ils ne soient rémunérés à de forts taux d’intérêts ».

Il a également souligné que si de tel cas se présente, ces derniers monteront brusquement au niveau de l’emprunt fédéral.

Néanmoins, le prêt immobilier n’est pas source de crise cette fois-ci. Les banques sont beaucoup plus prudentes sur la solvabilité de leurs clients. Sachant que le taux de délinquance sur le remboursement est descendu à 1%, les organismes prêteurs proposent même l’option de rachat de crédits aux particuliers. Il s’agit d’une solution avantageuse pour la maîtrise du budget.

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