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La pauvreté étend son emprise dans l’Hexagone

un sans abri

La France est réputée pour être un pays prônant l’égalité de ses citoyens. Si elle se trouve parmi les nations enregistrant le plus faible taux de pauvreté, et ce grâce à son modèle social, le nombre des ménages vivant sous le seuil prédéfini cesse toutefois de s’accroître. Outre les étrangers qui rencontrent des difficultés à intégrer le système, les femmes et les personnes du troisième âge sont aussi rudement touchées par la conjoncture actuelle.

Chômage, situation monoparentale, surendettement, vulnérabilité due à la vieillesse, immigration… autant de facteurs qui exposent les ménages français à la pauvreté. Certes, avec un taux de 14% en 2016, la France peut se vanter d’être un bon élève. La situation est toutefois quelque peu alarmante, car les disparités au niveau de la population s’étendent à vue d’œil.

Il faut dire que les jeunes immigrés sont les plus concernés, et ce, depuis les huit dernières années. L’inadaptation du dispositif d’accueil y est d’ailleurs pour quelque chose. Ce que le Secours Catholique propose de voir de près.

Les séniors et les femmes font également partie des victimes, les deux profils étant marqués par leur vulnérabilité face aux diverses réformes qui impactent inévitablement sur le leur pouvoir d’achat.

Plus d’un million de pauvres aidés par le Secours Catholique

De plus en plus de ménages français vivent actuellement dans une situation précaire. Il s’agit notamment de ceux qui ont quelque peu du mal à se confronter à l’instabilité économique.

D’autant plus que le pays subit actuellement de nombreuses réformes dont les répercussions sur les allocations sociales sont inéluctables. Sans parler de la précarité du marché du travail qui se répercute également sur le pouvoir d’achat.

Ayant à l’œil la pauvreté en France ainsi que ses impacts depuis quatre décennies successives, le Secours Catholique-Caritas a soutenu plus de 1,3 million d’individus vulnérables l’année dernière, représenté à 53% par des adultes et à 47% par des enfants. Parmi eux, figuraient en grand nombre des mères de famille isolées, des seniors (13%) et des jeunes étrangers (57% ont moins de 39 ans).

Plusieurs facteurs appauvrissent les Français

Le Secours Catholique-Caritas France a tout récemment édité son « Rapport statistique sur l’état de la pauvreté » 2018. 90 000 profils environ ont été analysés dans le cadre de cette étude, qui a relevé plusieurs contraintes empêchant les ménages français d’élever leur niveau de vie. Le chômage, par exemple, est un grand fléau. D’autant plus que près de 65% des chômeurs ne sont pas indemnisés tant et si bien que la plupart d’entre eux veulent devenir allocataires du Revenu de solidarité active (RSA).

Et ce n’est qu’un aperçu, car selon l’association, 25% des foyers éligibles aux aides publiques n’en bénéficient pas. À titre d’indication, le taux de non-recours au RSA est plus élevé chez les personnes du troisième âge (entre 51% et 73%) ainsi qu’auprès des familles ayant des difficultés au niveau de leur habitat (entre 50% et 70%).

Il faut dire que le loyer fait partie des principales sources de dépenses, outre l’énergie. Les retraités dépensent 27% de leurs revenus mensuels dans la location de leur logement tandis que les foyers monoparentaux, 14%. Il arrive même que ces besoins incitent les ménages à s’endetter. Certes, le recours au rachat de crédits est une solution permettant d’éviter le surendettement, mais la situation des familles modestes n’a pour autant de cesse de s’empirer.

Le coup de rabot qu’a subi l’APL (Aide personnalisée au logement), de 5 euros de moins depuis septembre 2017, n’a pas arrangé les choses. D’après le Secours Catholique :

« Cette mesure risque de fragiliser un peu plus encore le budget de ces ménages ».
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