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La crise monétaire serait le prochain incident international le plus probable

homme d'affaires devant un tableau de bord d'investissement financier

La crise des subprimes de 2009 a sans conteste ébranlé l’univers bancaire, à l’échelle internationale. Il faut dire que dix ans après, toutes les conditions pouvant occasionner un événement similaire ont été étudiées et diverses précautions ont été prises, depuis. Ce qui est certain, c’est que pareil incident ne pourra plus se reproduire. Celui en rapport aux monnaies sera, en revanche, le prochain sur la liste.

Ce XXIème siècle a été marqué par trois crises financières de très grande envergure dans lesquelles le problème d’insolvabilité causé par des endettements exorbitants a toujours joué le premier rôle. La faillite de Lehman Brothers en 2008 a été un exemple concret.

À l’issue du dernier incident de 2009, les banques centrales essaient de maintenir une certaine solvabilité au niveau des États, entre autres la nationalisation des marchés financiers. De sorte à éviter la récidive des événements passés, notamment un nouvel éclatement des bulles.

En outre, certaines mesures visant à optimiser la croissance économique des pays s’avèrent moins efficaces à tout bien réfléchi, si l’on ne cite que la politique des taux bas.

Tout cela pour dire que si une nouvelle crise survient, c’en sera une différente des précédentes, celle des monnaies.

Anticiper les méfaits du surendettement

La contraction excessive de crédits occasionne forcément des crises de solvabilité. C’est ce qui a précédé les trois principales crises économiques mondiales de ce dernier siècle. À titre de rappel :

  • Des bulles financières ont explosé en 2000 suite à une remontée outrancière du cours des actions des géants de télécommunication pour cause de surendettement ;
  • Bon nombre de foyers s’étaient retrouvés mal-endettés entre 2004 et 2006 pour avoir souscrit des prêts « subprime ». Ce qui a occasionné la crise de titrisation de 2007 et la cessation de paiement de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 ;
  • Plusieurs nations membres de la Zone euro étaient submergées de dettes vers la fin 2009.

Il faut dire que ces déflagrations ont été telles que le paysage économique mondial en a été transformé, surtout au niveau des marchés financiers et du système de fonctionnement proprement dit. En effet, les acteurs concernés se sont mis à analyser les différentes conditions ayant provoqué ces incidents.

Dans tous les cas, l’identification des éventuelles anomalies des coûts des actifs vis-à-vis de leurs fondamentaux est la première chose à faire dans le cadre de la prévision d’une crise financière. Cela revient à tenir compte de la solvabilité et de la capacité de l’emprunteur à développer ses fonds propres et à percevoir des profits.

Seulement, il a été observé que ces principales sources d’endettement ne sont actuellement pas des plus favorables. Quoi qu’il en soit, les actifs financiers acquis par les banques centrales ont servi à entretenir les bulles. Ce qui protège les pays d’une éventuelle crise similaire aux précédentes.

L’infaillibilité des banques centrales remise en cause

Si les krachs boursiers passés ne peuvent plus récidiver, rien n’empêche une autre crise de survenir quoiqu’elle prendra une autre forme. Il semble en effet que la politique monétaire instaurée par les banques centrales évoque certaines erreurs. L’économiste Bill Bonner en a notamment cité trois qui sont reliées entre elles :

  • Les prêts abusifs à des intérêts très bas des enseignes bancaires, et cela sur le long terme;
  • La révision à la hausse des taux en rattrapage de la situation précédente ;
  • Les dispositifs visant à les rabaisser (taux) à nouveau pour éviter la panique tout en procédant à des rachats massifs de titres de dettes (assouplissement quantitatif).

Au final, les risques encourus seraient la crise des banques centrales. Ce qui mène à se demander si ces entités peuvent faire faillite, car en théorie elles sont inébranlables. Et cela pour deux raisons :

  • L’inexigibilité de leur passif ;
  • L’exemption de la valorisation de leurs actifs étant donné qu’elles ne sont pas concernées par les règles comptables imposées aux établissements financiers classiques.

Deux limites peuvent toutefois se heurter à cette invulnérabilité. Si l’on tient compte du caractère fiduciaire de la monnaie physique, l’on peut conclure que sa valeur se repose sur la simple confiance des épargnants concernant son pouvoir d’achat.

Dès lors que sa notoriété n’est plus garantie, ceux qui la détiennent vont vouloir acheter des monnaies dans d’autres pays pour s’en débarrasser, ou acquérir des actifs réels comme l’immobilier. Dans ce cas, emprunter auprès des banques ou recourir à un regroupement de crédits pourrait ne plus être envisageable.

Les conséquences peuvent alors être désastreuses, notamment en ce qui concerne le taux de change qui va certainement s’effondrer. Mais en plus, la demande subira un net repli, ce qui occasionnera une surinflation. Et ce ne sera pas une grande première dans l’histoire de l’humanité. La Russie, le Zimbabwe et le Venzuela ont été déjà le théâtre de semblables événements.

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