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La dégradation du marché immobilier n’a rien d’inquiétant

Secteur immobilier

En France, le recul de l’activité du marché de l’immobilier se poursuit actuellement dans le neuf comme dans l’ancien. Michel Mouillart revient sur le sujet. Le professeur d’économie et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger estime que cette tendance baissière ne devrait point nous inquiéter. Il explique en détail la situation.

Cette année, les transactions immobilières ont de nouveau reculé au cours du 1er semestre. Dans l’ancien, le nombre de crédits immobiliers octroyés ces six derniers mois a baissé de 14% comparé à la même période l’an passé. Selon le baromètre LPI-SeLoger, celui des compromis de vente a par ailleurs diminué de plus de 8%.

Concernant le marché immobilier neuf, les prix immobiliers n’ont cessé de baisser depuis début 2018 en raison de l’altération du pouvoir d’achat et de la dégradation des soutiens publics. Les crédits ont toutefois baissé de façon moins remarquable (8%). Les ventes de maisons individuelles affichent un recul de 13% alors qu’elles représentent environ la moitié des acquisitions des ménages.

Bilan de l’évolution du marché

Le marché immobilier français se dégrade sans pour autant s’effondrer. En effet, le recul se traduit par une dégradation de l’activité et une baisse des prix, et cela depuis l’été 2017. Michel Mouillart, professeur d’économie et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, estime toutefois :

Le recul des transactions immobilières, au 1er semestre 2018, n’a rien d’alarmant ni de surprenant.

Il fait part d’une vision réaliste et complète du marché immobilier qui est très diversifié. Selon lui, le marché immobilier connaît une dégradation en France, et ce n’est une surprise pour personne.

Depuis près d’un an, la hausse de prix varie considérablement d’un territoire à l’autre. Si elle est particulièrement rapide à Paris, à Lyon et à Bordeaux, elle ralentit à Dunkerque, à Mulhouse ou encore à Tourcoing.

Les perspectives du marché immobilier hexagonal

Il faut avant tout comprendre qu’au cours des derniers mois, le pouvoir d’achat des ménages s’est dégradé de près de 10% dans les villes où les prix ont rapidement augmenté. Il ne serait pas surprenant qu’ils se tournent vers le rachat de crédits.

Michel Mouillart explique que les établissements de crédit ont été alors contraints d’allonger les durées des prêts pour remédier à la situation. Aujourd’hui, ils exigent également un apport personnel moins important. Ces dispositions permettent d’éviter un recul fatal de la production de crédits immobiliers.

Sans celles-ci, les ménages se trouveraient dans l’impossibilité de concrétiser leurs projets. Si les conditions d’octroi de prêt se dégradent, le marché en serait fortement impacté. Le recul de l’activité risque de se poursuivre jusqu’en 2019. En tout cas pour le moment, le deuxième semestre de l’année 2018 devrait être plus serein que le premier.

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