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Une hausse des impôts de 4,5 milliards d’euros prévue pour 2018

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Les prévisions fiscales pour 2018 risquent de décevoir plus d’un ménage français. Alors que les promesses du gouvernement proclament une baisse des cotisations et des impôts, l’Institut national de la statistique et des études économiques publie un tout autre constat. Pour l’année 2018, les Français devront prévoir une hausse des impôts, pouvant atteindre un total de 4,5 milliards d’euros.

Dans l’Hexagone, l’année 2018 prévoit plusieurs changements, touchant divers domaines, dont la fiscalité. En effet, des nouvelles mesures fiscales entreront en vigueur dès le 1er janvier, qui impacteront indubitablement le mode de vie des ménages.

Avec l’écart entre la baisse et la hausse d’impôts du gouvernement, le pouvoir d’achat risque de chuter de 0,3 point, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette situation est en partie due au calendrier des différentes mesures fiscales.

Ainsi, une augmentation des prélèvements obligatoires de 4,5 milliards d’euros entrainera une réduction de 0,3 point de pourcentage du pouvoir d’achat. La baisse des cotisations sociales prévue par le gouvernement ne se fera ressentir qu’à partir du second semestre de 2018.

La hausse du pouvoir d’achat sera limitée

Prévue d’entrée en vigueur dès janvier 2018, les salariés et les indépendants devront prévoir l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG). En guise de compensation et de progression du salaire net des salariés, cette année prévoit la baisse des charges salariales.

Or, ces deux opérations ne se feront pas à la même période. Alors que la hausse de la CSG sera de mise dès le début de l’année, la baisse des charges salariales se fera en deux tranches : en janvier et en octobre.

Cet « effet calendrier » affectera principalement le pouvoir d’achat des salariés et des indépendants. En effet, l’Insee prévoit une hausse limitée du pouvoir d’achat, d’environ 10 euros par mois pour une personne seule, pour ensuite passer à 30 euros au 1er octobre.

Par ailleurs, les ménages bénéficieront de la baisse de la taxe d’habitation, de l’extension du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile à destination des personnes inactives non imposables, de la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière ainsi que du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital.

Toutes ces baisses d’impôts directs stimulent tout de même le pouvoir d’achat de 0,2 point sur l’ensemble de l’année, même avec la hausse de la CSG. Notons toutefois que dans le calcul de l’Insee, la compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires n’a pas été comptabilisée. L’Institut précise en effet que le gouvernement a prévu une « compensation neutre » pour les fonctionnaires.

Les variations de la fiscalité dépendront de chaque ménage

Malgré cette baisse caractérisée des impôts directs, les Français devront s’attendre à une hausse des prélèvements indirects, et ce, à compter du 1er janvier. En effet, 2018 prévoit une augmentation de la fiscalité sur le tabac et sur les carburants. L’Institut estime cette hausse à 4,5 milliards d’euros.

Face à tous ces changements prévus en 2018, le pouvoir d’achat des Français diminuera de 0,3 point en moyenne. L’Insee déclare même que cette diminution sera plus importante au premier semestre, avec une estimation de 0,7 point.

En effet, la baisse des taxes ne se fera ressentir qu’à compter du mois de novembre. C’est ainsi le cas de la taxe d’habitation pour la plupart des foyers mensualisés ainsi que de la transformation de l’ISF puisque le paiement de cet impôt ne se fait qu’au deuxième trimestre.

En revanche, les contribuables pourront ressentir l’effet positif des mesures du gouvernement sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de 0,1 point.

Il faut par ailleurs préciser que ces données de l’Insee ne concernent pas tous les ménages. En effet, la plupart d’entre eux ne seront pas soumis à la baisse de l’ISF et au PFU. Ainsi, le gain ou la perte du pouvoir d’achat dépendra du mode de vie de chacun (fumeur ou non, propriétaire ou non d’un véhicule non polluant). Une autre alternative pour augmenter son pouvoir d’achat est le recours au rachat de crédits.

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