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Budget 2018, quelques prévisions à retenir

 Outils et documents pour la gestion du budget

Le premier budget du quinquennat présente une réduction de la dépense publique malgré la hausse de la fiscalité indirecte. Plusieurs réformes fiscales sont prévues cette année. Il semble que les capitaux et les entreprises soient favorisés par celles-ci. Par contre, les ménages subiront une fiscalité plus sévère et verront leur pouvoir d’achat s’amoindrir. Détails !

Le budget 2018 est marquée par la poursuite de la diminution structurelle de la dépense publique mais également par la réduction des prélèvements obligatoires en dépit de la hausse de la fiscalité indirecte. Ceux-ci s’amoindriraient de 0,5 point de PIB (produit intérieur brut) tandis que la dépense publique structurelle baisserait de 0,3 point de PIB.

Il faut observer que cette année, la dépense publique s’accroîtrait de 0,6% en volume, soit une progression inférieure à la consolidation budgétaire durant les précédentes mandatures (1,1% par an en moyenne entre 2010 et 2017) et nettement en deçà de la croissance enregistrée entre 2000 et 2009 (2,3% par an en moyenne).

Capitaux et entreprises

Les priorités du budget 2018 en matière de fiscalité concernent en premier lieu la diminution de la taxation du capital. Environ 5 milliards d’euros seront dédiés à la réforme de l’ISF (impôt sur la fortune) et à la mise en place du PFU (prélèvement forfaitaire unique).

L’autre priorité réside dans la baisse de la fiscalité pour les entreprises amorcée au début du quinquennat de Français Hollande comprenant :

  • la réduction de l’IS (impôt sur les sociétés) ;
  • la hausse d’un point du taux du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) ;
  • le crédit d’impôt pour la taxe sur les salaires ;
  • la suppression de la taxe de 3% sur les dividendes.

Cette année, le gouvernement envisage d’ailleurs le versement d’une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés de près de 5 milliards d’euros ; mesure visant à financer le remboursement de la suppression de la contribution à 3% sur les dividendes.

Contrairement à ce qui s’est passé en 2017, ce versement ne sera par ailleurs pas compensé par une surtaxe exceptionnelle sur les grandes sociétés.

Ménages

Les ménages risquent par contre de voir leur pouvoir d’achat diminuer et leurs dettes augmenter. À noter que le regroupement de crédits est une solution intéressante pour se sortir d’une situation d’endettement.

Les prélèvements réduisant le pouvoir d’achat des ménages (hors fiscalité du capital) seront en effet plus importants en 2018. Le relèvement de la taxe indirecte sur le tabac et les énergies fossiles (taxe carbone, convergence de la fiscalité du diesel et de l’essence) représente près de 5 milliards d’euros.

L’augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée), qui n’est pas totalement rééquilibrée par la réduction des cotisations salariales cette année, aura pour sa part un impact négatif évalué à 3,5 milliards d’euros.

Ni la première baisse de 3 milliards d’euros de la réforme de la taxe d’habitation, ni l’élargissement du crédit impôt services à la personne de 1 milliard d’euros ne suffira à amortir le coût des mesures citées précédemment.

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