Left Menu

Les promoteurs immobiliers tunisiens pourraient encourir un risque de surendettement

hommes d'affaires immobiliers

La CSNPI ou Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers appréhende les conséquences d’une baisse constante des ventes de résidences tunisiennes sur les promoteurs locaux. Le fait est qu’à cause d’un environnement fiscal peu avantageux et une hausse progressive du coût des logements, les acquéreurs se font de plus en plus rares. Si la tendance se poursuit, les professionnels du secteur risquent de ne plus pouvoir s’acquitter de leurs dettes.

Les promoteurs immobiliers en Tunisie se préoccupent de l’important repli concernant la performance du marché local de logement. La Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI) cite plusieurs facteurs liés aux exigences fiscales en vigueur dans ces explications. Sans parler de la hausse du coût des biens, impliquant une flagrante diminution des ventes immobilières.

Or, moins élevé est le nombre de ventes réalisées, moins important sera le profit généré. Ce qui rend plus difficile l’acquittement des diverses charges. Si bien qu’au cas où la situation persiste, les professionnels exerçant le métier pourront avoir du mal à rembourser les crédits qu’ils ont souscrits auprès des pourvoyeurs de financement, tels que les banques et les différents établissements de crédits.

Une fiscalité plus que pénalisante

Le marché tunisien de l’immobilier est en berne. Plusieurs motifs peuvent être évoqués pour expliquer cette tendance. Selon le président de la CSNPI, Fahmi Chaâbane, le pouvoir d’achat des acquéreurs a diminué en raison de l’application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 13%.

Une réforme fiscale qui a été adoptée dans le cadre de la loi de finances 2018 et que le pouvoir public veut encore réviser à la hausse pour s’élever jusqu’à 19% d’ici deux ans. Ce qui risque d’impacter davantage le secteur.

En outre, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une remontée du taux d’inflation à 8,1% pour cette année en dépit de la stabilité annoncée par l’Institut national de la Statistique (INS) qui a estimé un quota à hauteur de 7,4% au mois d’octobre dernier.

Du moins, pour anticiper l’explosion de tarif, la communauté des promoteurs insiste à ce que les autorités en vigueur négocient la TVA à la baisse, pour se retrouver à 7%. Cette initiative contribuerait au renforcement du pouvoir d’achat de la population ainsi qu’à une stimulation de l’économie.

Les promoteurs immobiliers gravement endettés

Au cours du dernier quinquennat, les coûts d’acquisition de maisons en Tunisie ont progressé de 10,6% contre 10,8% pour les appartements. L’Indice des Prix de l’Immobilier ressort un bond de 7,4% pour les terrains à usage d’habitation entre avril et juin 2018.

Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers s’attend alors à un grave surendettement des promoteurs immobiliers locaux. Cela pourrait survenir dans le cas où les ventes de logements persisteraient dans cette tendance baissière provoquée par la hausse de la valeur immobilière. À l’heure actuelle, ces professionnels seraient endettés de 5,2 milliards de dinars au total.

Si le cas se présente, le regroupement de crédits est la première solution à envisager. Il s’agit d’une technique financière, très prisée par les plus endettés, qui consiste à consolider différents prêts en les regroupant en un seul crédit. Ce qui permet à l’emprunteur de profiter d’une plus longue durée de remboursement.

appel gratuit 0 800 250 300