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Les nouvelles mesures fiscales impactent différemment sur le pouvoir d’achat des Français

calculatrice et portefeuille

Si bon nombre d’analystes affichent leur optimisme concernant la hausse certaine du pouvoir d’achat des Français en 2019, les ménages les plus démunis semblent toutefois convaincue du contraire. Le fait est que les réformes économiques et fiscales instaurées depuis janvier et qui vont se poursuivre l’année prochaine font autant de perdants que des gagnants. C’est en tout cas ce qu’a révélé l’étude menée par l’IPP (Institut des politiques publiques).

Plusieurs mesures fiscales ont dû être modifiées tandis que de nouvelles sont apparues dans le cadre de la Loi de finances pour 2018, notamment la substitution de l’ISF (Impôt sur la fortune) par IFI (Impôt sur la fortune immobilière), la bascule CSG (contributions sociales généralisées) / Cotisations sociales, l’entrée en vigueur du PFU (Prélèvement forfaitaire unique), la baisse de la taxe d’habitation et la sous-revalorisation des prestations sociales.

Tout cela se répercute sur le pouvoir d’achat de tout un chacun quoique selon l’analyse de l’Institut des politiques publiques (IPP), l’impact varierait selon le revenu du ménage.

Toujours est-il qu’un cinquième de la population, représentée par des familles on ne peut plus modestes, se trouvent parmi les déficitaires de cette révolution. Ce qui les pousse à la recherche de marges de manœuvre qui leur permettra d’apporter un nouveau souffle à leur budget.

Plus de perdants que de gagnants

20% des ménages français, ceux à revenus modestes, verront leur capacité d’achat d’amenuiser l’année prochaine. Les pertes estimées à près de 3,5 milliards d’euros sont imputées principalement à quatre réformes économiques et socio-fiscales :

  • Le projet de réduction des dépenses publiques ;
  • La majoration de la fiscalité sur le tabac et l’énergie ;
  • La révision du mode de calcul des aides au logement ;
  • La non-revalorisation de certaines prestations sociales.

Les retraités font également partie des victimes des nouvelles fiscalités. Ceux qui perçoivent une pension plus conséquente sont d’ailleurs les plus concernés par la désindexation de revenu de retraite par rapport à la hausse significative de l’inflation.

À titre d’indication, cette dernière s’élève à 2,2% sur un an, ce qui devrait revaloriser les allocations de 1,6% alors que le taux appliqué actuellement est seulement de 0,3%. Encore faut-il tenir compte de la CSG qui a augmenté à 17,2% en début d’année.

Certes, il en ressort aussi des gagnants, mais il s’agit de quelques poignées de Français :

  • Les plus aisés qui représentent 1% des ménages, verront rebondir de 6% leur pouvoir d’achat grâce à la suppression de l’ISF et à l’application du PFU ;
  • Ceux à revenus moyens (partant du 3ème au 8ème décile) profiteront de l’abaissement de la taxe d’habitation.

Restriction budgétaire ou recherche de marges de manœuvre

Il n’est certainement pas évident de devoir procéder à une restriction budgétaire. Et pourtant, c’est ce que subissent les familles dont le pouvoir d’achat se trouve impacté par les différentes réformes socio-fiscales. Le fait est qu’ils vont devoir survivre avec le peu qui reste après le prélèvement de toutes les taxes majorées. Les loisirs, l’habillement et même l’alimentation n’entreront plus alors en compte dans leur quotidien.

Et la situation va de mal en pis pour les ménages engagés dans plusieurs prêts bancaires. Il arrive, en effet, que des familles ont à payer plus d’une mensualité (emprunt immobilier, travaux, auto ou personnel). Le rachat de crédits est, de ce fait, préconisé afin d’anticiper les risques de surendettement. Tout comme le regroupement de prêts, cette solution permet de bénéficier d’une meilleure condition d’emprunt :

  • Plus qu’une seule dette à payer tous les mois ;
  • Un taux négocié à la baisse ;
  • Un délai de remboursement plus étendu.
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