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Le secteur immobilier suisse retrouve une tendance propice à l’investissement

Appartement en Suisse

Depuis plusieurs années, les perspectives d’investissement en Suisse sont pour le moins hasardeux en ce qui concerne le secteur immobilier. Les risques sont trop élevés. Du moins, jusqu’au troisième trimestre 2018 durant lequel le baromètre UBS Swiss Real Estate Bubble Index a effectué une évaluation qui fait naître une lueur d’espoir.

Évoluant depuis près de cinq ans dans une zone critique où les perspectives imminentes d’un crash sont quasi permanentes, le secteur immobilier suisse retrouve la voie de l’apaisement. UBS Swiss Real Estate Bubble Index est parvenu à détecter une régression de 0,8 point en matière d’indice de risque.

À noter qu’avant que cette enquête ne commence, cette moyenne pondérée a atteint le niveau le plus élevé (bulle au-dessus de 2 points) des cinq indicateurs standardisés pour se retrouver au troisième rang (boom entre 0 et 1 point). Soit à mi-chemin entre la seconde place (risque entre 1et 2 points) et l’équilibre (entre -1 et 0 point).

Autant dire que cet aboutissement n’est pas le fruit du hasard. Des raisons concrètes en seraient l’origine. Toutefois, la menace n’est pas encore écartée si l’on tient compte d’un facteur crucial qu’est le taux d’intérêt.

Des signes encourageants

Afin de déterminer l’état de santé du secteur immobilier Suisse, UBS Swiss Real Estate Bubble Index s’est concentré sur six indicateurs :

  • Le prix du patrimoine par rapport au loyer annuel ;
  • Le prix de la propriété par rapport aux revenus des ménages ;
  • L’activité de la construction rapportée au produit intérieur brut (PIB) ;
  • Le rapport entre les prix à la consommation et les coûts des logements ;
  • Le volume des hypothèques par rapport au revenu disponible des foyers ;
  • Les demandes de crédits en vue du financement d’objets non destinés à l’usage propre (clients UBS).

Ainsi, le baromètre est parvenu à détecter quelques signes encourageants. À commencer par la stabilité des volumes de prêts hypothécaires et des prix des logements en propriété qui témoignent de l’influence de l’essor économique du pays quant à la modération des risques. Tout cela, parce que la hausse 0,8% du coût de l’immobilier depuis 2015 ne dépasse pas l’augmentation des revenus des ménages qui s’est élevée à 1%.

Le redécollage du marché est également mentionné. Un contexte qui se traduit par la baisse de l’endettement hypothécaire pour ne laisser la place qu’au rapport « prix-revenus » qui affiche une progression permanente.

Le risque demeure

Bien que le secteur immobilier soit sur la bonne voie pour retrouver l’équilibre, la menace est encore omniprésente. Cela concerne notamment les investisseurs qui accèdent à un emprunt bancaire, à un rachat de crédits ou à d’autres systèmes de financement pour finaliser l’acquisition d’un bien locatif ou d’un logement en propriété.

En effet, l’éventualité d’une hausse des taux d’intérêt peut, à terme, entraîner des corrections de valeur non négligeables notamment si elle s’associe à l’écart des prix d’achat et des loyers ainsi qu’au montant absolu du coût du patrimoine.

La construction de nouveaux logements qui continue de prendre plus d’ampleur est également à prendre en compte. Elle peut entraîner une croissance significative des taux de vacance.

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