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La croissance du pouvoir d’achat de cette année suscite des controverses

achats en famille

Dernièrement, le pouvoir d’achat des ménages français est au vif du sujet. Qu’il s’agisse du gouvernement ou de l’INSEE (L’Institut national de la statistique et des études économiques), les prévisions sont unanimes, la croissance est au rendez-vous pour cette année. Seulement, quelques différences subsistent quant aux chiffres présentés par chaque entité.

Avec le porte-parole du gouvernement qui affirme l’existence d’une augmentation significative du pouvoir d’achat lors d’une déclaration récente sur Cnews d’un côté. Et l’Institut national de la statistique et des études économiques qui table sur un accroissement relativement faible, de l’autre. Il est plutôt difficile de se positionner quant à la situation exacte de cet indicateur économique.

Ce qui est certain, c’est que l’accroissement est bel et bien réel, sauf que les chiffres diffèrent selon l’entité qui les ont publiés. Et en y regardant de près, cette controverse serait étroitement liée à la manière dont ces deux organismes ont opéré pour effectuer leurs calculs.

Deux résultats pour un sujet

Dernièrement, le pouvoir d’achat des Français semble susciter la curiosité de différentes entités y compris le gouvernement ainsi que l’Institut national de la statistique et des études économiques. Ces deux institutions ont d’ailleurs respectivement publié les résultats de leurs investigations.

De son côté, l’exécutif avance des données plutôt encourageantes en affichant une croissance de 3% depuis la rentrée 2018. C’est du moins ce qu’a affirmé récemment son porte-parole, Benjamin Griveaux devant les caméras de Cnews :

Le pouvoir d’achat des Français, depuis le début de l’année, il a pris 3%.

Benjamin Griveaux

L’INSEE quant à lui, a également ressorti un aboutissement positif, mais largement en-dessous des estimations du pouvoir public pour annoncer une hausse relativement faible de 0,6% qui devrait se maintenir à l’horizon 2018. À cette institution de préciser :

En moyenne sur l’année, le pouvoir d’achat par unité de consommation progresserait faiblement sur l’année, de + 0,6% après des hausses de 1,5% et 1% en 2016 et 2017.

Des systèmes de calcul différents

D’après les résultats susmentionnés, la France enregistre deux taux différents en ce qui concerne le pouvoir d’achat des ménages. Pour comprendre la nature de cette controverse, il faut voir de près la manière dont les intervenants s’y sont pris pour effectuer leur calcul.

Et tout semble indiquer que la différence prend source auprès des critères pris en compte.

Pour sa part, le gouvernement s’est basé sur l’impact de certaines mesures. Entre autres :

  • La suppression des cotisations sociales ;
  • La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des citoyens ;

Concernant l’INSEE, il s’est penché sur l’évolution du revenu des foyers en tenant compte de la hausse des prix qu’est l’inflation. Et d’après l’institut, la croissance du pouvoir d’achat serait engendrée par certaines dispositions gouvernementales, autres que celles citées par Benjamin Griveaux. Soit :

  • La baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine optimisée par le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ;
  • La suppression du reliquat de cotisations d’assurance chômage pour les salariés ;
  • La réduction de la taxe d’habitation.

Mais en attendant que ces deux entités se mettent d’accord, les Français ne se ménagent pas pour améliorer leur pouvoir d’achat en puisant sur les différentes ressources à leur disposition comme le rachat de crédit, les produits d’épargne ou autres.

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