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La crise des subprimes cherche à refaire surface au Canada

calculs de finances

Après une décennie, la crise des subprimes qui a touché les États-Unis pour s’étendre par la suite aux quatre coins du monde n’a pas encore fini de faire parler d’elle. Cette fois, elle cherche à refaire surface au Canada. Le secteur des prêts hypothécaires à risque de ce pays nord-américain présente en effet des signes amenant à penser que ça pourrait bien être le cas.

Augmentation du niveau d’endettement des ménages et prix du logement en hausse constante… en voilà deux critères non négligeables qui ont marqué le début de la crise financière américaine et mondiale de 2007 à 2008. Pourtant, ces indications tendent à se refléter actuellement au Canada. Ce qui mène certains observateurs à penser qu’une menace plane sur le pays.

Pour en avoir le cœur net, CPA (comptables professionnels agréés Canada) a mené une enquête en novembre dernier en se concentrant sur ces deux indices. Tout cela, pour en arriver à la conclusion que la menace existe bel et bien, mais pas au point de devenir un problème d’envergure mondiale.

À un point près de la similitude

Alarmé par une éventuelle menace de crise financière similaire à celle qui a touché les États-Unis, il y a de cela plus d’une dizaine d’années, CPA Canada s’est donné pour mission d’y apporter la lumière en portant ses études sur le marché du logement et l’endettement des ménages.

Et d’après Francis Fong, un des auteurs de l’enquête, la ressemblance existe, mais à un point près. À cet économiste d’expliquer :

Outre l'augmentation du prix du logement et du niveau d'endettement, les similitudes avec les États Unis sont nettement moindres qu'il y paraît. On le constate en examinant la qualité du crédit.

En effet, les Canadiens devancent leurs voisins du sud en matière de cote d’emprunt, l’indice permettant de mesurer la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Et d’après ce baromètre, ce taux enregistré en 2017 est élevé à 88% pour ceux qui sont capables d’honorer leur contrat.

Soit une hausse significative de la solvabilité si l’on se réfère au résultat enregistré en 2002 qui est de 66%. En parallèle, le nombre de débiteurs dont la capacité de remboursement est faible a également diminué pour se retrouver à 3% contre 17% quelques années auparavant.

Ce qui ne fut sûrement pas le cas aux Etats-Unis, dix ans plus tôt quand le taux d’insolvabilité a atteint un niveau record en ce qui concerne les crédits hypothécaires à haut risque. C’est d’ailleurs le facteur majeur déclenchant la crise des subprimes de 2007.

Des facteurs atténuant

D’après CPA, le Canada n’est certainement pas à l’abri d’un éventuel éclatement de bulle immobilier si l’on tient compte du taux d’endettement des foyers ainsi que du prix des logements qui enregistrent une tendance haussière. Toutefois, ce pays nord-américain dispose de différents facteurs atténuant.

À commencer par l’état de santé du système financier canadien qui est au mieux de sa forme associée aux règlements adoptés par le gouvernement afin de protéger les organismes prêteurs d’éventuelle hausse des risques d’insolvabilité.

En matière de financement destiné à acquérir un bien, les Canadiens disposent de différentes ressources contrairement aux Américains de 2007. Si certains se résignent à s’endetter davantage en accédant à un regroupement de crédits ou autres systèmes auprès des organismes financiers classiques réglementés, d’autres font appel à des prêteurs non réglementés. Et avec l’entrée en scène de cette dernière option, les impacts d’une éventuelle crise seront adoucis considérablement. Ramenant ainsi CPA Canada à conclure que :

Le marché canadien n'est pas à l'abri des risques, mais il faut souligner que les difficultés n'y prendront pas la même forme qu'aux États-Unis.
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