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Rester vigilant face au rebond économique mondial

Graphique illustrant l'économie mondiale

D’après les récentes projections macroéconomiques, il semble que la croissance soit de retour. L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) estime une croissance mondiale de 3,5% pour cette année et de 3,7% en 2018. En rappel, celle-ci s’est chiffrée à 3% en 2016. L’économiste, André Cartapanis, prévient néanmoins qu’il ne faut pas rester trop optimiste face à ce rebond économique.

Les nouvelles prévisions macroéconomiques du FMI n’ont pas encore été dévoilées. Elles le seront cette semaine. Toutefois, lors de son discours à l’université de Harvard le 5 octobre dernier, Christine Lagarde a annoncé que ces pronostics sont plutôt optimistes, comparés notamment à ceux de juillet dernier.

De son côté, l’Insee table sur une croissance du PIB français de l’ordre de 1,8% cette année.

Rappelons que la crise financière s’est produite il y a dix ans de cela. On se demande alors si cette accélération de l’économie est une vraie forme de sortie de crise. De plus, derrière ce rebond, on constate un faible redressement au niveau de l’investissement privé et du commerce international.

Une progression de l’endettement global

Il est à rappeler que les banques centrales ont mis en place une limite du taux d’inflation à 2%, qui semble un objectif difficilement accessible. La croissance potentielle subit les répercussions de la baisse des gains de productivité. La récente analyse de Bercy démontre que la tendance de la croissance potentielle de l’économie française s’élève à peine à 1,25%.

Concernant les salaires, on enregistre une évolution peu significative, rajoutée aux inégalités de patrimoines et de revenus. Or, cette situation favorise l’épargne et la hausse des prix des actifs.

Par rapport au PIB, les dettes ne cessent de s’accroître, que ce soit au niveau des ménages, des entreprises ou même des États.

Viser une croissance économique à long terme

Il ne faut pas rester trop optimiste par rapport au rebond de la croissance mondiale qui peut subir les contraintes de certains facteurs. Il est plus judicieux de s’intéresser à la construction d’un nouveau régime de croissance sans passer au surendettement, notamment avec la hausse des taux d’intérêt.

En effet, cette dernière se traduit par l’insuffisance de la demande et par la digitalisation (en matière de l’offre). Cette révolution, qui a bouleversé les comportements des consommateurs, a en revanche pénalisé la productivité du travail ainsi que celle des facteurs de production.

Pour développer une croissance à long terme, bon nombre de paramètres sont à considérer, en particulier :

  • le niveau élevé des investissements publics et privés au niveau des infrastructures
  • le système de formation initiale ou continue
  • la R&D
  • le bon redémarrage des niveaux de salaires
  • la réduction des rentes et des factures d’inertie sur les marchés.

À titre de rappel, la majorité des ménages optent pour le regroupement de crédits afin de réduire leur taux d’endettement.

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