Left Menu

L’allègement des prélèvements ne génère pas nécessairement des risques sociaux

 Calculatrice et monnaie euro

En France, le taux des prélèvements obligatoires représente 45% du PIB, le niveau le plus important par rapport à ceux des pays membres de l’OCDE. La progressivité des prélèvements enregistrés au niveau de l’Hexagone entre dans la moyenne d’ l’Organisation. L’on se demande alors si le nécessaire reflux des prélèvements obligatoires correspond à la préservation d’un niveau de redistribution acceptable.

Les foyers fiscaux responsables de la distribution des revenus supportent une part considérable de ces prélèvements. Le président actuel a décidé de réduire les prélèvements obligatoires d’un point de pourcentage pour les cinq ans. En effet, cette décision a pour finalité de se placer dans la moyenne européenne (évaluée à 40% du PIB).

Néanmoins, la réduction considérable du poids de ces prélèvements chez les ménages est indispensable pour d’atteindre cet objectif.

L’on s’interroge sur les impacts engendrés par ce reflux des prélèvements sur l’équilibre de la redistribution des revenus en France ? La Cour des comptes et l’OCDE confient qu’on doit considérer cette redistribution comme satisfaisante.

D’ailleurs, cette redistribution traduit le faible niveau des inégalités de revenus en France, par rapport à celui des autres pays développés.

Les points à considérer lors de l’étude de faisabilité de la redistribution

Dans le cas où la diminution indispensable des prélèvements obligatoires remettrait en question l’efficacité de la redistribution, il est alors crucial de s’orienter vers d’autres facteurs afin de préserver cette efficacité. Par ailleurs, il faut savoir que de nombreux éléments favorisent cette redistribution :

  • Les transferts d’argent monétaires (à travers toutes les catégories d’assurances sociales et d’allocation)
  • Les transferts d’argent en nature qui comprennent l’éducation gratuite, etc.

Pour booster leur efficacité redistributive, il faut s’interroger sur le niveau de ressources des bénéficiaires.

Toutefois, plusieurs prestations se retrouvent actuellement « sous conditions de ressources », à l’instar des allocations familiales. En Allemagne, les ménages se chargent des franchises importantes du système d’assurance santé, prélevées sur une part de leur revenu depuis des années.

Par ailleurs, aux États-Unis, les revenus des parents conditionnent généralement le montant des droits d’inscription dans les universités. Les sources confirment qu’en Hexagone, le niveau maximum des allocations chômage reste élevé, comparé à la moyenne en Europe.

Tous ces facteurs sont à prendre en compte pour réaliser l’étude de faisabilité et mesurer l’efficacité de la redistribution des revenus dans les meilleures conditions.

Pour un changement radical

On se demande ainsi si cette redistribution va apporter des modifications au niveau du modèle fiscal, ou si elle va changer la philosophie sociale. L’adaptation de la protection sociale ainsi que la diminution des prélèvements obligatoires, que ce soit au niveau de son financement ou bien sur ses prestations, se réfère au plus grand réalisme social et économique.

Ces adaptations permettent de retrouver la confiance et le dynamisme perdus depuis de nombreuses années. Elles améliorent également le positionnement de la France au sein de l’Europe.

Rappelons que le regroupement de crédits consiste à une technique financière permettant d’alléger les mensualités.

appel gratuit 0 800 250 300