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Les enjeux soulevés par la suppression de la dette publique française

 Dette française

Un effacement de la dette nationale de la France détruirait l’économie du pays.

Aujourd’hui, le montant de la dette publique française est estimé à 2 200 milliards d’euros. Si en 2008, le ratio de la dette au PIB était de 60%, ce rapport est évalué à 100% à l’heure actuelle. La crise de 2008 et les dépenses sociales ont en effet fait gonfler le montant de l’endettement public, si bien que certains candidats à l’élection présidentielle projettent de le supprimer.

Il apparaît toutefois qu’effacer d’un coup la dette nationale serait préjudiciable à l’économie du pays. La raison en est qu’une grande part de cette dette (35%) est détenue par les Français, via les compagnies d’assurance et les banques.

L’annulation de la dette publique serait ainsi synonyme d’une suppression d’une partie importante de la richesse nationale. Le montant auquel les Français devraient se séparer est évalué à 770 milliards d’euros. Tour d’horizon !

La dette publique, un moteur de développement financier

S’endetter est important pour un pays. Les dettes de l’État ont en effet un impact important sur les investissements et sur la croissance de celui-ci. Tout son édifice financier est bâti sur la base de la dette publique.

C’est ainsi que l’État émet de la dette à court terme (via des bons du Trésor à intérêt annuel ou BTAN et des bons du Trésor à taux fixe et à intérêts précomptés ou BTF) et de la dette à moyen ou long terme via les obligations assimilables au trésor ou OAT.

Titres les plus échangés sur le marchés financiers, les OAT constituent un élément fondamental des finances d’un pays. Les autres titres financiers et les produits dérivés s’appuient en effet sur les OAT. C’est la raison pour laquelle il est essentiel pour un pays de s’endetter.

Pour le cas de la France, elle a souscrit 2 200 milliards d’euros d’emprunts sous diverses formes. Le pays a ainsi contracté une grande partie de cette dette en raison de la crise de 2008. Outre cette crise, la couverture des dépenses sociales, notamment les dépenses sanitaires, pèse énormément sur le montant total de la dette publique. Le constat qui en ressort est donc que l’État français a enfreint un principe de base, celui de s’endetter pour investir mais non pour couvrir les dépenses courantes.

La suppression de la dette nationale, un coup fatal pour l’économie française

En vue de ce constat, certains candidats à l’élection présidentielle envisagent d’effacer la dette publique. Quelle serait la répercussion de cette mesure sur les finances de la France ? Une analyse de la composition de la dette nationale montre que sa suppression serait fatale à l’économie du pays.

Il faut souligner que les Français détiennent 35%, soit 770 milliards d’euros, de la dette publique hexagonale. Effacer les 2 200 milliards d’euros serait ainsi supprimer 770 milliards de la richesse nationale. À noter que 440 milliards (20%) sont détenus par les assurances et 220 milliards (10%) par les banques.

Le fait que les assureurs possèdent cette grande part de 20% est expliquée par les dispositions de Bâle III qui obligent ces derniers à placer le fonds des assurés dans des produits sûrs dont les OAT. L’annulation de la dette nationale reviendrait ainsi à ruiner les assureurs français, ce qui serait plus que néfaste pour l’économie du pays.

Pour ce qui est des 10% détenus par les banques, leur effacement bouleverserait grandement l’activité bancaire. La distribution et le rachat de crédits ainsi que la collecte de dépôts promettent notamment d’être sévèrement touchées.

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