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Baisse des taux immobiliers : faut-il renégocier son crédit ?

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C’est devenu presque une ritournelle, et la rentrée de septembre ne semble pas déroger à la règle. Mois après mois, les taux immobiliers continuent de reculer pour atteindre des niveaux record jamais enregistrés jusqu’alors. Devant une telle opportunité, les emprunteurs ont très certainement intérêt à renégocier leur crédit. Et ce même s’ils ont déjà réalisé un rachat il y a quelque temps. Mais pour que l’opération soit rentable, il faut rester attentif à certains points.

Un niveau inédit

L’évolution suivie par le coût du crédit immobilier ces dernières années n’en finit plus de surprendre. Après avoir reculé en juillet, les taux ont de nouveau repris le chemin de la baisse en début septembre pour atteindre un plancher historique, à 1,64 % pour prêts sur 20 ans et à 1,43 % sur 15 ans.

Et, à en croire le dernier baromètre de l’observatoire Crédit Logement-CSA, qui a également noté une baisse de huit points de base entre juin et juillet (de 1,67 % à 1,59 %), cette tendance s’inscrit dans la continuité de celle qui prévalait deux mois plus tôt.

Alors, désireux de profiter de cette aubaine, les emprunteurs se sont rués au guichet des banques et des courtiers afin de renégocier leur crédit et espérer ainsi décrocher le taux de financement le plus bas. Selon la banque de France, pour le seul mois d’août 2015, plus d’une demande de crédit sur deux concernait une renégociation ou un regroupement de crédits. Après un recul en début janvier (30 %), cette part est repartie à la hausse en février, pour atteindre les 44 %.

Renégocier ou racheter son crédit ?

La question reste toutefois de savoir si, au lieu de faire racheter son crédit par un concurrent, n’est-il pas plus intéressant de prendre rendez-vous avec son conseiller bancaire en vue d’une renégociation des termes de son contrat. Pour l’emprunteur, le choix se fera au cas par cas et dépendra de différents paramètres, comme le montant du capital restant dû, les frais de pénalités de remboursement anticipé (IRA) ou encore de la durée restante de remboursement.

Mais en règle générale, pour qu’un rachat de crédit soit rentable, il faut se situer dans les premières années de remboursement et le différentiel entre le nouveau taux escompté et le taux initial de l’emprunt doit être au moins 1 %. Mais dans le contexte de taux bas actuel, les IRA sont devenues faibles, et un écart de 0,70 point peut parfois suffire.

Il faut toutefois garder à l’esprit que cette opération engendre des frais (IRA, mainlevée de l’hypothèque, conclusion d’une nouvelle caution bancaire…) et qu’en réalisant plusieurs rachats, on risque de multiplier les coûts, et d’effacer les gains engrangés.

Et dans le cas où le rachat n’est pas envisageable, renégocier les termes actuels de son contrat sans changer de banque reste une excellente alternative. Seul hic : le taux obtenu ne sera pas aussi compétitif que celui trouvé chez la concurrence.

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