Left Menu

La démographie ne permet plus d’estimer les rendements obligatoires

demographie mondiale

Les modèles démographiques traditionnels représentaient auparavant pour les investisseurs obligataires une source d’informations précieuse. Mais aujourd’hui, la démographie ne permet plus d’estimer les rendements. Explications.

Fin de la corrélation entre démographie et rendements obligatoires

Autrefois, la probable évolution de la démographie jouait un rôle-clé dans le calcul de la probable croissance tendancielle du PIB. Plus précisément, les investisseurs additionnaient l’évolution des citoyens en âge de travailler aux impacts liés à la hausse de la productivité. Le résultat donnait une indication fiable du taux d’intérêt réel le mieux adapté sur le long terme pour ce marché.

Mais ces modèles trop simples conçus pour un système économique fermé ne fonctionnent pas dans un monde désormais ouvert et ultra connecté. Alors que les rendements obligataires se situent à des seuils historiques, l’inflation est moindre et la majorité des pays occidentaux sont touchés par la déflation. Voici les 5 principales causes de cette situation.

La mondialisation des échanges commerciaux

La mondialisation de l’économie et l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001 ont déplacé les usines des entreprises de la planète vers la côte orientale chinoise.

En conséquence, les biens manufacturés sont devenus moins chers. En parallèle, les rémunérations ont progressé dans les pays occidentaux, mais la libre circulation des travailleurs a privé les travailleurs occidentaux de leur pouvoir de négociation.

Les marchés de l’épargne aussi se sont ouverts aux investisseurs internationaux, comme la Chine avec les emprunts d’État américains. Sous cette nouvelle pression, le rendement des obligations à 10 ans a perdu de l’ordre de 40 points de base.

La fragilisation du système financier

L’endettement des marchés financiers aux États-Unis notamment, et la crise en zone euro, ont considérablement fragilisé le secteur bancaire international, faisant chuter les taux d’intérêt des banques centrales.

Dans ce contexte, les emprunts d’État, jugés moins risqués, sont privilégiés, minimisant les rendements obligataires. Dans un même temps, le chômage a explosé tandis que la croissance a dégringolé. Enfin, les actuels plus gros acheteurs d’obligations gouvernementales sont les banques centrales, entités très peu sensibles aux prix.

La révolution technologique

L’essor considérable des technologies a réduit les coûts en la matière et amené sur le marché du travail une nouvelle forme de concurrence : les machines. Il s’ensuit une déflation, avec des salaires figés pour les hommes et une consommation en baisse.

En effet, en prenant la place de consommateurs aux rémunérations élevées, les ordinateurs limitent les achats, la croissance, et par conséquent, l’inflation et donc la hausse des cours des obligations.

Le maintien en activité des seniors

Du fait de l’allongement de la durée de vie, d’une épargne et de revenus insuffisants et d’une meilleure santé grâce aux progrès médicaux, les salariés en âge de partir à la retraite sont très nombreux à rester en activité.

Par choix ou par obligation, le travail des seniors limite les augmentations de salaire pour les plus jeunes. Par ailleurs, cette frange de la population pose des problèmes budgétaires aux États, notamment pour les pensions et les soins. Une situation qui favorise les opérations de rachat de crédit auprès de ces seniors pour qu’ils puissent faire face à d’éventuelles difficultés financières.

appel gratuit 0 800 250 300